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UDSEA 63 portrait
Un réseau efficace pour redonner des perspectives

L’année 2014 est une année de renouvellement des responsables dans le réseau FNSEA. A ce titre les réunions cantonales d’hiver donnent lieu à l’élection de nouveaux délégués, que nous vous proposons de découvrir, chaque semaine, à travers des portraits.

© UDSEA 63

Cette semaine, portrait de David Chauve, nouveau responsable sur Ambert.

 

Qu’est-ce qui vous motive dans le rôle de délégué cantonal ?

C’est avant tout d'avancer collectivement. Il s’agit pour moi d’une priorité et un passage obligé pour l’avenir.La responsabilité de délégué cantonal est un moyen d’y participer car c’est lui qui fait le lien entre la base et les responsables départementaux ou autres avec qui les échanges doivent avoir lieu dans les deux sens. Le pouvoir ne se concentre pas uniquement à Clermont, Paris ou Bruxelles. Chacun, à son niveau, peut prendre part à la décision s’il le souhaite: il suffit de participer !

Pour ma part je me suis toujours impliqué dans des démarches collectives notamment auprès de la laiterie. Avec la réforme laitière et la création des OP, ces responsabilités ont progressivement pris de l’importance jusqu’à me confier la présidence de l’association des producteurs. Quand on est responsable d’une problématique même très locale, on se rend vite compte que pour être efficace et disposer des informations nécessaires, il faut avoir un réseau plus large. Pour preuve, le travail réalisé auprès de la Société Fromagère du Livradois pour faire face à la nouvelle donne laitière s’est fait en grande partie grâce au soutien, aux informations et aux moyens mis à notre disposition par l’ensemble du réseau Fnsea. Chaque bénéficiaire doit en avoir conscience.

Ainsi, devenir délégué cantonal d’Ambert est à la fois une suite logique à mon implication locale et un moyen d’être plus efficace sur le terrain.

De manière plus générale, c’est aussi savoir prendre à son tour ses responsabilités comme d’autres les ont prises à leur époque, car il parait à la fois naturel et important de préparer l’avenir des générations futures.

 

Quels objectifs vous êtes-vous fixés pour ce mandat de délégué cantonal ?

Avant tout de répondre si possible aux besoins et aux attentes des agriculteurs, mais aussi d’apporter un maximum d’informations localement pour redonner des perspectives et permettre à chacun de prendre ses décisions et d'adapter son système au monde de demain ; car chaque exploitation est un cas particulier. L’environnement agricole évolue de plus en plus vite et nécessite des remises en question permanentes. Il est nécessaire que chacun puisse en prendre conscience. On entend trop souvent dire “Je vais tout arrêter”. Notre métier n’est pas simple, les difficultés sont là, on en est tous conscients mais je ne crois pas que l’avenir soit tout tracé ailleurs non plus.

Parmi les défis de demain, l’un des plus importants pour l’avenir du métier sera de faire face au manque de main d’œuvre. Nous devrons être capables de faire franchir des paliers aux exploitations via la modernisation ou le salariat, afin que le métier soit mieux vécu. Certaines des solutions seront certainement à trouver localement.

Le secteur agricole a connu d’autres périodes incertaines, seuls ceux qui ont regardé l’avenir en face et avancé avec leurs idées sont encore là aujourd’hui : à nous de savoir collectivement ce que nous voulons…

Situation en bref

David Chauve installé à Ambert depuis 1999 en Gaec avec son épouse et l’aide de son père en retraite ; en production laitière 600 000 L livrés à la SFL (société fromagère du Livradois), sur 110 ha de prairies et maïs autoconsommés.

Président de l’Association des producteurs de la SFL.

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