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« Un producteur ne peut plus passer sur les mécanismes de gestion des marchés »

La journée dédiée s’est déroulée jeudi 5 mars à Marvejols. En matinée, forum en compagnie d’OPA du département. L’après-midi : conférence sur les principales productions lozériennes, une partie était consacrée à l’application de la Pac. Quelles peuvent en être les conséquences sur la ferme Lozère ?

« Vous êtes les agriculteurs de demain, lançait Julien Tufféry, président de JA48, aux étudiants des établissements agricoles en guise d’introduction. Et demain l’agriculture comme elle le fait aujourd’hui et peut-être plus encore devra être en capacité de nourrir les hommes. Notre métier évolue, il devient technique, nous devons jouer avec tout un tas de paramètres. Oui, nous avons la Pac, mais ce n’est absolument pas le fondement du métier d’agriculteur, ce n’est qu’un accompagnement. » Ce sont entre autres ces paramètres que s’est attachée à décrypter Nathalie Velay, chargée de mission en veille économique auprès du Cerfrance alliance massif Central. Cette première partie de l’exposé se base sur le bilan des comptabilités suivies par Cerfrance dans le massif Central en et Lozère. Les quatre productions du département ont été passées en revue : ovin lait, ovin viande, bovin lait et bovin viande. « Pour fonctionner sereinement, une exploitation doit être en capacité de dégager du revenu mais il faut tenir compte d’un tas d’aléas, qu’ils soient climatiques, réglementaires ou sanitaires. Suis-je en capacité d’avoir des liquidités, interroge la technicienne. Suis-je capable de m’acquitter de mes factures ou de payer mes fournisseurs ? » Partant de cette analyse, les exploitations ont été classées en trois catégories : les structures ayant une bonne assise économique et financière, « ces dernières seront encore là demain », indique-t-elle ; les exploitations ayant un fonctionnement économique déséquilibré mais une situation économique saine et enfin celles qui ont une économie déficitaire : « Et forcément, ce sont ces entreprises qui nous inquiètent le plus. » En ovin lait (ndlr : en zone Roquefort), les indicateurs sont au vert. L’an passé, le prix du lait tournait autour de 878 euros les mille litres, le prix moyen des agneaux était à la hausse et les charges alimentaires étaient sur une courbe descendante. De plus, la Pac prime correctement les éleveurs. D’après Nahalie Velay, « il faut profiter de cette solidité pour anticiper les enjeux de la production notamment concernant le prix du lait et l’évolution des charges dont il faudra avoir une maîtrise optimale ».

La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du 12 mars 2015.

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