Aller au contenu principal

Un petit coup de chaud qui met du baume au cœur

Les indicateurs de la première quinzaine d’août confirment une saison qui a bien démarré dans le Cantal sous le soleil de juillet. De quoi se refaire la cerise, après 2014, morose.

Les touristes recherchent dans le Cantal des moments privilégiés au calme, en famille, au soleil, dans la nature et déconnectée de son travail, comme le confirme une étude BVA.
Les touristes recherchent dans le Cantal des moments privilégiés au calme, en famille, au soleil, dans la nature et déconnectée de son travail, comme le confirme une étude BVA.
© P.O.

Personne n’est tout à fait du même avis. Si certains prestataires touristiques du département disent avoir mieux travaillé en juin qu’en juillet (!), la plupart s’avouent plutôt satisfaits, à l’heure de faire un point d’étape.  D’abord, partout en Auvergne, on s’accorde à trouver le printemps de cette année “très satisfaisant” et des conditions météo de début d’été qui ont conforté les départs des clientèles. Ainsi, les professionnels auvergnats affichent un taux de satisfaction de 57 % (c’est 15 points de mieux qu’en juillet 2014). Mais dans le Cantal - par tempérament ? - on est plus réservé. En effet, à peine un opérateur sur deux considère que juillet a été bon. Toutefois, comme la tendance régionale, les professionnels du tourisme cantaliens sont plus nombreux à s’avouer satisfaits de juillet 2015 (49 %) que de juillet 2014 (32 %).

Le camping, toujours devant

L’hôtellerie de plein-air, autrement dit les campings et leurs équipements “en dur” type chalets, sont toujours privilégiés (devant le logement locatif saisonnier et plus distancées encore, les nuitées en hôtel et chambres d’hôtes), rappelle le Comité départemental de tourisme. C’est dire l’importance du facteur météo. L’an dernier avait été mauvais ; 2015 se rattrape, avec l’effet canicule qui a poussé en juillet les touristes autour des plans d’eau, notamment lorsqu’ils sont bien équipés ou proposent des activités - Val Saint-Jean à Mauriac, Puech-des-Ouilhes sur la retenue du barrage de Saint-Étienne-Cantalès, berges de la Truyère dans le secteur sanflorain, etc. Une chaleur qui aurait pu vider les centres plus urbains. Or, la canicule n’a pas refroidi les ardeurs des touristes toujours nombreux à franchir les portes de l’office de tourisme du pays d’Aurillac cet été. Ainsi, Pascal Stawicki, son directeur, relève un nombre de visiteurs “argumentés” (avec demande de renseignements) en progression de 12 % en juillet par rapport à juillet 2014 (et même jusqu’à +14 % sur les mois de juin-juillet cumulés). Et août a démarré sur une lancée aussi favorable avec + 17 % la semaine du 10 au 17 août : “Même si le festival de théâtre de rue n’a officiellement pas encore démarré, depuis le 15 août on fait de grosses journées”, déclarait le directeur lundi.

Séjour plus court

Voilà qui corrobore les données départementales qui font apparaître un bon taux de réservation en août, notamment en meublés (81 % réservés dès fin juillet). Pourtant, la tendance qui consiste à réserver toujours plus tardivement persiste. On réserve essentiellement par Internet et, sans surprise, à moindre coût. Une étude fait apparaître moyenne de 797 € dépensés pour l’hébergement de trois personnes durant dix jours. C’est peu, mais ce calcul moyen prend aussi en compte les occupants de résidences secondaires ou ceux qui résident chez des amis ou de la famille. Quoi qu’il en soit, la clientèle estivale préfère multiplier les destinations, partir plus souvent, mais moins longtemps. Le Cantal peut en revanche compter sur la saison d’automne, qui attire certes moins de campeurs mais une clientèle hôtelière, et celle d’hiver, qui dépense forcément davantage de par la pratique du ski.

Cet été, la fréquentation touristique étrangère semble plus marquée : 23 % des juillettistes ayant choisi l’Auvergne sont étrangers. Les Belges (en hausse), les Néerlandais (stables) et les Allemands (stables) sont les nationalités les plus représentées. C’est un peu différent autour d’Aurillac, où neuf touristes sur dix sont français (89 %). Parmi la clientèle étrangère (11 %), si le trio de tête reste Belgique, Pays-Bas et Grande- Bretagne, on note une progression de la fréquentation espagnole. Les Français viennent de l’Ile-de-France (en hausse), de Bretagne (en baisse), de Paca, du Nord-Pas-de-Calais ou de Rhône-Alpes (stable). Un public qui, cette année, est particulièrement à l’affût d’informations locales sur les fêtes et manifestations, confirme l’office de tourisme du pays d’Aurillac.

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

Les plus lus

une urne et des bulletins de vote
Le panorama législatif cantalien se dessine petit à petit

Le dépôt officiel des listes sera bouclé ce dimanche soir en préfecture. En attendant, les binômes se dévoilent peu à peu…

Deux attaques de loup dans le Puy-de-Dôme

Deux attaques de loup ont eu lieu à Perpezat dans le Puy-de-Dôme les nuits du 8 et 9 mai. Elles viennent s'ajouter à celle…

Deux génisses salers croisées au pâturage.
Perles du Massif : pourquoi Jean-Paul Bigard a sollicité la FDSEA du Cantal ?

Jeudi 6 juin, le PDG du groupe Bigard en personne sera à Trizac pour présenter la filière de génisses bouchères “Perle du…

Chassé-croisé de mai, à l'estive de Récusset

La “fête” de l’estive à la Coptasa, c’était cette semaine avec la montée d’une bonne partie des bovins sur les unités de…

Deux personnes attablées en extérieur
Pourquoi leur aventure se poursuivra loin du Cantal ?

Élevage limousin réputé, ferme-auberge et innovations agrotouristiques (tente bulle, food-truck, etc.) auront marqué le…

Hôtellerie-restauration dans le Cantal : début de saison pourri

Début de saison touristique compliqué pour le secteur CHR dans le Cantal, remontés contre l’implantation de chaînes nationales…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière