Aller au contenu principal

Un nouveau plan régional en faveur de l’agriculture bio

La région Auvergne-Rhône-Alpes renforce son soutien aux producteurs bio à travers un nouveau plan d’action financé à hauteur de 2,8 millions d’euros par an.

Lancement du Comité départemental Bio du Puy de Dôme la semaine dernière, sur l’exploitation de Jean Michel Cellier, agriculteur bio, en présence de Dominique Despras, conseiller régional délégué à l’AB,  et Caroline Bevillard, conseillère régionale.
Lancement du Comité départemental Bio du Puy de Dôme la semaine dernière, sur l’exploitation de Jean Michel Cellier, agriculteur bio, en présence de Dominique Despras, conseiller régional délégué à l’AB, et Caroline Bevillard, conseillère régionale.
© Conseil régional

Deuxième région bio de France avec 4 959 exploitations fin 2016, Auvergne-Rhône-Alpes réaffirme son soutien à la production avec un nouveau plan d’action en faveur de l’agriculture biologique. Financé à hauteur de 2,8 millions d’euros par an sur 5 ans réparti en 4 axes, il ambitionne d’assurer un meilleur revenu aux agriculteurs et d’augmenter leur nombre de 30% d’ici 2021 (soit 450 installations sur la région).

 

Détail du plan

La grande région l’assure, « ce nouveau plan s’inscrit parfaitement dans les attentes de la profession et de la société. » Il permet à travers une réorientation des budgets au profit des agriculteurs et des entreprises, de renforcer les moyens en direction de l’investissement et de l’innovation. « En effet, pour pouvoir réinjecter directement des aides sur les exploitations, des économies d'échelle ont été faites sur le financement des structures. Dans certains départements, plusieurs associations étaient subventionnées par la Région pour effectuer des prestations similaires, causant ainsi des doublons. Le souhait de la Région est désormais de légitimer l'AB et de rationaliser les investissements de sa mise en œuvre » expliquent les conseillers régionaux Dominique Despras et Caroline Bevillard.

Le financement est orienté autour de quatre axes. Le premier où se concentre près de la moitié du budget (1,3 million d’euros par an), est le soutien aux agriculteurs en conversion ou déjà certifiés bio, autour des conseils et des appuis techniques nécessaires à leurs productions.

Les entreprises seront accompagnées dans leur développement commercial, recherche de marchés, investissements, innovation et frais de certification à hauteur d’1 million d’euros par an.

L’organisation des filières courtes et longues, le développement de l’introduction des produits bio en restauration hors-foyer et l’information des acteurs économiques s’articulent autour du troisième axe avec 280 000 €/an.

Enfin le dernier axe concerne la communication et la sensibilisation des agriculteurs conventionnels à l’agriculture biologique avec 120 000 €/an. Ce plan s’ajoute aux aides déjà existantes de la région en faveur de la modernisation des bâtiments d’élevages, les investissements en apiculture, la transformation à la ferme et les circuits-courts.

Gouvernance simplifiée

La gouvernance est également revue. Le plan est piloté au niveau régional et les départements appuient les projets directement sur le terrain. Les comités départementaux (composés des Chambre d’agriculture, des Conseils départementaux, DDT, EPCI, GAB…) auront en charge notamment l’identification des nouveaux enjeux, apporter un avis technique sur les dossiers de demande d’aide avant validation par la Région. «La Région réaffirme ainsi sa volonté de soutenir et de piloter le développement de la bio. Une forme d’agriculture en forte progression» indique Caroline Bevillard.

Au premier semestre 2016, 400 exploitations ont entamé une conversion vers l’agriculture biologique dont 180 en bovins lait (projet Sodiaal essentiellement), 100 en arboriculture/maraîchage, 40 en viande, 40 en grandes cultures et 20 en viticultures. Plus de 6% de la surface agricole utile d’Auvergne-Rhône-Alpes sont consacrés à la bio. « Notre objectif est d’atteindre une progression de 30 % du nombre d'exploitations en AB sur 5 ans, soit déjà 450 installations en bio en 2017 sur la Région» conclut Caroline Bevillard.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière