Aller au contenu principal

Un modèle laitier difficilement transposable

Les producteurs de lait canadiens sont soumis à un quota de production qui leur permet de bénéficier de prix élevés. Mais depuis quelques années, le système est fragilisé par des importations sauvages et des contingents d’importations concédés dans le cadre d’accords commerciaux internationaux.

Christian Lacasse, ancien président de l’UPA, avec son épouse Sylvie Gendron est producteur de lait à Saint-Vallier dans la province du Québec. Il dispose d’un quota de 80 kilos de matière grasse par jour qui lui permet de conduire sur 90 hectares un troupeau de 60 vaches laitières prim’holstein à 12 500 kilos de moyenne.
Christian Lacasse, ancien président de l’UPA, avec son épouse Sylvie Gendron est producteur de lait à Saint-Vallier dans la province du Québec. Il dispose d’un quota de 80 kilos de matière grasse par jour qui lui permet de conduire sur 90 hectares un troupeau de 60 vaches laitières prim’holstein à 12 500 kilos de moyenne.
© Actuagri

Le 2 juin, 2 500 producteurs de lait accompagnés de 95 tracteurs ont manifesté à Ottawa contre des importations sauvages de produits laitiers en provenance des États-unis. Une première dans un pays où l’on est plus habitué à résoudre les conflits par la négociation plutôt que dans la rue. Les industriels de la transformation se sont mis à importer en grande quantité du lait diafiltré, un concentré de protéines laitières utilisé pour la fabrication de fromages et de yaourts. Le produit échappe au contrôle des importations et n’est soumis à aucune tarification douanière. « Une faille dans la réglementation », estime Christian Lacasse, producteur de lait avec son épouse, Sylvie Gendron, à Saint-Vallier dans la province du Québec. Selon l’union des producteurs agricoles (UPA), (l’équivalent québécois de la FNSEA ), cette entorse a entraîné en 2015 une perte de chiffre d’affaires de 220 millions de dollars canadiens, l’équivalent de 145 millions d’euros, pour la ferme laitière canadienne, et de 18 000 dollars par exploitation et par an (1 dollar canadien correspond à 68 centimes d’euro). À cela pourrait s’ajouter le traité transpacifique en cours de finalisation avec les pays riverains du Pacifique. S’il était ratifié, il autoriserait les transformateurs à se procurer annuellement à l’étranger 3,25 % du lait produit au Canada. Les producteurs de lait canadiens estiment à 200 millions de dollars la perte du chiffre d’affaires liée à cet accord. Au final, ce sont 600 millions de dollars de perte pour la ferme canadienne et près de 50 000 dollars par exploitation à moyen terme, selon l’UPA.

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 14 juillet 2016, numéro 1368.

Les plus lus

Optimisme prudent pour les producteurs de lait de Sodiaal

La section lozérienne de Sodiaal s’est réunie lundi 1er décembre au Chastel-Nouvel, pour son assemblée annuelle,…

Deux personnes portent un plat de charcuterie.
Restaurant du col de Serre : “Vivre l’endroit” pour Manon et Pascal

Le restaurant du col de Serre est à nouveau ouvert depuis début décembre. À sa tête, Manon Pissavy et Pascal Dhennin veulent s…

La région Auvergne-Rhône-Alpes subventionne les investissements dans les bâtiments d'élevage.
Plan bâtiment d'élevage en Auvergne-Rhône-Alpes : réouverture de l'appel à projet en février 2026

Les bâtiments d’élevage ainsi que leurs équipements inhérents peuvent bénéficier d'aides spécifiques dans le cadre du Feader…

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’…

veaux laitiers.
Comment développer l'engraissement des veaux laitiers en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Afin de mieux caractériser les pratiques d’engraissement des veaux laitiers à l’échelle régionale, les éleveurs sont invités à…

Un train de nuit en gare.
La CGT dénonce “une situation catastrophique” du train de nuit Aurillac-Paris

La situation du train de nuit déraille depuis le début du mois de décembre.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière