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PRÉDATION
Un loup dans le Puy-de-Dôme ?

Un troupeau de brebis a été attaqué à Charensat, commune puydômoise limitrophe de la Creuse. Les constats visuels des experts de l’OFB n’écartent pas la responsabilité du loup.  

Loup
La responsabilité du loup dans l'attaque de Charensat n'est pas écartée.
© © Parlement européen

L'information a été largement relayée sur les réseaux sociaux. Durant les nuits du 11 et 12 mars derniers, le troupeau de brebis d'un éleveur de Charensat a été attaqué.

Le bilan est lourd : 15 animaux ont été tués et plusieurs autres blessés. Les résultats des constats visuels réalisés sur place par les experts de l’Office Français de la Biodiversité (OFB) n’écartent pas la responsabilité du loup dans cette double attaque. « L’absence de poils et de déjections sur les lieux n’a pas permis la réalisation d’analyses ADN » précise la DDT.
L'attaque est intervenue sur une commune limitrophe de la Creuse. Dans le département voisin, « près d'une dizaine d'attaques avérées ont été dénombrées, entre 2021 et 2022, sur un axe du sud de La Souterraine jusqu'au plateau de Millevaches pour 36 animaux tués  » nous confient nos confrères du journal La Creuse agricole et rurale.


+20% d'attaques à l'échelle nationale


Le 8 février dernier, le Préfecture a placé l'intégralité du Puy-de-Dôme en cercle 3.  Les communes d’Anzat-la-Luguet, de Gouttières et de Saint-Sulpice sont passées en cercle 2 suite à des attaques « non avérées » en 2022. Ces classements permettent d'ouvrir à l’éligibilité des dépenses attachées à la mise en place de mesures de protection contre la prédation du loup.
Le prédateur a été observé pour la première fois dans le département, en février 2018 sur la commune de Chambon-sur-Lac, au col de la Croix Saint-Robert. Depuis, la cellule départementale de veille, prévue par le Plan national d'action sur le loup, est ouverte et se réunit au moins une fois par an pour observer les allées et venues du loup. 
À l'échelle nationale, la population du prédateur est estimée à plus de 920 individus en 2022. Les dégâts se multiplient proportionnellement, avec un bilan connu au 31 octobre 2022, de 3 720 constats d'attaques pour 11 641 bêtes tuées soit +20%.
Face à l'expansion territoriale et démographique du loup, la Fédération Nationale Ovine (FNO) renforce ses positions notamment sur la mise en place d’un cadre juridique adapté qui réduit au maximum l’engagement de la responsabilité des éleveurs concernant leurs chiens de protection des troupeaux et surtout que le loup soit déclassé de son statut de protection prévu dans la Convention de Berne. 

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