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Porcs Label
Un jeune éleveur a choisi le Porc Fermier d’Auvergne

Ludovic Pitavy, jeune agriculteur, à Sauvessanges en Livradois-Forez, élève des porcs qui deviendront Porcs Fermiers d’Auvergne.

Installé depuis un an et demi en individuel, Ludovic Pitavy après avoir travaillé pendant 10 ans dans le secteur du bâtiment, a passé un bac pro en agriculture, afin de ne pas abandonner l'exploitation familiale : «je ne voulais pas laisser fermer la maison.»

Il souhaitait au départ faire du veau gras, mais manquait de surface. En effet ses parents, Marie-Jo (qui travaille à présent à l'extérieur) et René (à la retraite, mais très active sur l'exploitation!), conduisaient une quinzaine de vaches laitières sur 25 ha, avaient une porcherie naisseur.

 

Trouver un projet viable et vivable

Dès 2005, avec Fernand Oulion son conseiller d'entreprise à la Pra Livradois-Forez, «nous avons passé en revue plusieurs pistes. Je manquais de surface, l'exploitations était trop petite.» Pourquoi ne pas alors faire du porc label ?

Le technicien du groupement de producteurs de porcs Cirhyo auquel adhéraient ses parents, a expliqué la nouvelle démarche. En effet jusqu'à une date récente, «produire du porc label, n'était pas évident. Par exemple on exigeait des cabanes individuelles. Aujourd'hui le système bâtiment nécessaire s'apparente à celui d'un poulailler.»

Le plan monté par le groupement, en fonction des normes à respecter, l'a conduit à aménager, «on a du tout repenser», 7 ha de l'exploitation, en les rendant accessibles et suffisamment éloignés des maisons d'habitation. Le challenge : 83 m2 par porc, une porcherie ouverte vers l'extérieur, avec des parcours au sein de parcs.

Une conduite adaptée au label

Ludovic, avec l’aide de René, «nous avons beaucoup fait par nous-mêmes», a alors construit en septembre 2010, 5 salles de 2 cases chacune, et 20 parcs, qui ont reçu leurs premiers pensionnaires début mai 2011.

Il conduit des lots de 80 porcelets achetés au groupement à 4 semaines. Ils restent en post sevrage, puis en pré engraissement, dans un bâtiment fermé, aménagé à partir d'une construction existante, situé près de sa maison d'habitation.

 

Répondre aux exigences du label

La quinzième semaine, ces porcs partent dans un bâtiment neuf, construit à quelques centaines de mètres, sur les hauteurs, à partir duquel ils pourront déambuler à leur guise dans des parcs. Ils reçoivent un aliment imposé par le cahier des charges, et seront vendus à 29 semaines au groupement (le label exige 26 semaines d'âge minimum : 115-120 kg en vif). A charge pour ce jeune agriculteur de trier, de peser les animaux, de les mettre à l'embarquement, et de laver les salles.

Il aura entre temps observé le comportement des porcs, déparasité, vacciné (c'est lui qui fait les piqûres), si nécessaire. «Tout ceci demande d'être très présent. J'ai parfois de mauvaises surprises, car la production n'est pas celle que j'espérais (par exemple quand je n'ai que 73 % de porcs pouvant être labellisés). Avec un prix plancher indexé sur le prix de l'aliment, je pense toutefois avoir pris la bonne décision, qui m'a permis de m'installer.»

Outre cette activité, Ludovic Pitavy élève des vaches Montbéliardes (73 000 l de lait de quota) sur 33 ha (moins 7 ha pour les porcs), en prairie naturelle et temporaire, avec des céréales pour l'autoconsommation.

Le Porc Fermier d’Auvergne

 

L'Indication Géographique Protégée Porc d'Auvergne vient d'être reconnue par Bruxelles.

C'est la reconnaissance d'un savoir-faire et d'un terroir : les porcs fermiers d'Auvergne sont élevés en plein air (83 m² par porc). Le Label Rouge, associé à ce produit depuis 1989, garantit une qualité gustative supérieure, appréciée de tous, revendeurs et consommateurs. Le Porc Fermier d'Auvergne est vendu exclusivement en boucherie- charcuterie et restaurant

Eté comme hiver, né et élevé en Auvergne, le Porc Fermier d’Auvergne court dans les champs toute l’année. Il dispose d’abris pour contribuer au respect de son bien-être.

 

(Source Porc Fermier d’Auvergne)

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