Aller au contenu principal

Un gouvernement « mobilisé », les éleveurs s'impatientent

Interpellée à l'Assemblée, la secrétaire d'État à l'Écologie a assuré la mobilisation du gouvernement sur le dossier du loup, dans un contexte de hausse des dégâts malgré un plafond de tirs supérieur. Mais alors que s'ouvrent les discussions sur le prochain plan d'action, les éleveurs dénoncent le manque de résultat, ainsi qu'un flou sur la révision du classement de l'espèce.

Interpellée à l'Assemblée, la secrétaire d'État à l'Écologie a assuré la mobilisation du gouvernement sur le dossier du loup, dans un contexte de hausse des dégâts malgré un plafond de tirs supérieur. Mais alors que s'ouvrent les discussions sur le prochain plan d'action, les éleveurs dénoncent le manque de résultat, ainsi qu'un flou sur la révision du classement de l'espèce.
Interpellée à l'Assemblée, la secrétaire d'État à l'Écologie a assuré la mobilisation du gouvernement sur le dossier du loup, dans un contexte de hausse des dégâts malgré un plafond de tirs supérieur. Mais alors que s'ouvrent les discussions sur le prochain plan d'action, les éleveurs dénoncent le manque de résultat, ainsi qu'un flou sur la révision du classement de l'espèce.
© Dominique HOMMEL/Parlement européen/Illustration

Bérangère Couillard, secrétaire d'État à l'écologie, l'a assuré devant les députés lors des questions au gouvernement du 22 novembre : le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, Marc Fesneau et elle-même sont « pleinement mobilisés » sur le dossier du loup. Principal geste concédé aux éleveurs par le gouvernement : une enveloppe de 400 000 euros qui permettra « de mieux équiper les louvetiers », selon Bérangère Couillard.
Mais la profession agricole peine à voir les résultats de cette « mobilisation ». « Nos demandes de rendez-vous avec Christophe Béchu sont restées lettre morte, et on nous a renvoyés vers un conseiller de Bérangère Couillard », regrette Claude Font, en charge du dossier à la FNO (éleveurs ovin, FNSEA). Alors que l'administration commence à préparer le prochain plan d'action national sur le loup, Claude Font rappelle par ailleurs que « la plupart des chantiers entamés par le groupe national demeurent inaboutis », notamment sur les chiens de protection, ou les pertes indirectes.
Ce manque de résultat inquiète d'autant plus la profession depuis la présentation par la Dreal Rhone-Alpes Auvergne, lors d'une réunion du 23 novembre de chiffres actualisés à fin octobre 2022. Selon les services de l'État, la hausse du nombre de loups prélevés, de 106 à 158 animaux, n'a pas empêché une augmentation de 12 % des victimes de prédation, de 10 348 à 11 641 bêtes au total. « C'est l'élevage qui paye l'échec du plan loup », regrette Claude Font. Autre tendance se dégageant des chiffres : la poursuite de la colonisation du territoire, avec six nouveaux départements concernés par les dégâts.

Les plus lus

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

quelques agriculteurs derrière une machine de récolte de l'herbe
Conditionneur ou non : la Cuma des 3L garde les deux options

Deux faucheuses, deux philosophies : conditionner pour sécher vite ou préserver la valeur nutritive.Une Cuma de Châtaigneraie…

Le bale grazing est un pâturage hivernal dont les résidus de foin vont servir à réensemencer la prairie et les bouses la fertiliser.
Le bale grazing : une technique innovante pour régénérer les prairies et optimiser le travail

Franck Pradier, éleveur de vaches Salers dans le Puy-de-Dôme, a adopté le bale grazing pour améliorer ses sols et gagner en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière