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Un foyer de rhinopneumonie équine HVE4 détecté dans le Puy-de-Dôme

Ce virus hautement contagieux et provoquant des troubles respiratoires touche uniquement les chevaux.

© Mélodie Comte

Un cas de rhinopneumonie équine a été confirmé le 08 janvier 2026 (GDS 63) dans le Puy-de-Dôme. 

Le Herpèsvirus Équin de type 4 (HVE4) est une menace silencieuse mais bien réelle pour les élevages équins. Principalement responsable de troubles respiratoires, il peut aussi, dans certains cas, provoquer des avortements ou des symptômes neurologiques. Bien que non réglementée, cette maladie nécessite une vigilance accrue de la part des éleveurs, des cavaliers et des professionnels de santé équine.

Symptômes et Modes de Transmission

Les chevaux infectés par le HVE4 présentent généralement des symptômes respiratoires : écoulements nasaux, fièvre, toux et fatigue.

Ces signes peuvent être confondus avec ceux d’autres affections respiratoires, ce qui rend le diagnostic clinique parfois délicat.

Le stress peut réactiver le virus chez les porteurs sains, qui excrètent alors à nouveau le virus par voie respiratoire, augmentant le risque de contamination.

Comment se transmet le virus de la rhinopneumonie équine, HVE 4 ?

Le HVE4 se propage principalement par contact direct avec un cheval infecté, via les sécrétions respiratoires, utérines, le placenta ou les avortons.

Il peut aussi se transmettre indirectement par le matériel souillé (licols, seaux, brosses, etc.), le personnel en contact avec plusieurs chevaux et les bâtiments et véhicules contaminés.

À lire aussi : La maladie d’Aujeszky détectée en Creuse

Surveillance et gestion sanitaire pour le HVE 4

Le HVE4 n’est pas une maladie réglementée, mais sa surveillance est assurée par le RESPE (Réseau d’Épidémio-Surveillance en Pathologie Équine), dans le cadre de son réseau de veille sanitaire.

Le RESPE (réseau d’épidémiosurveillance des maladies équines européen) recommande de mettre en quarantaine tout nouvel arrivant dans l’écurie pendant au moins 10 à 14 jours.

En cas de symptômes sur un équidé, celui-ci doit être isolé immédiatement avant de contacter le vétérinaire. « Ce dernier pourra vous aider à organiser des mesures adaptées (allotement, circuits de soins, etc.) » précise le RESPE.

La prévention reste la clé pour protéger l’élevage et la vaccination est fortement recommandée pour améliorer la protection collective et réduire la circulation du virus.

Le protocole vaccinal de la HVE 4

Primo-vaccination : 2 injections espacées de 4 à 6 semaines, suivies d’un premier rappel à 6 mois.

Rappel annuel : obligatoire pour maintenir l’immunité.

Rappel semestriel : recommandé pour les équidés à risque (participation fréquente à des rassemblements, courses, concours, etc.).

Le HVE4 est une maladie sournoise, mais une bonne hygiène, une vaccination rigoureuse et une surveillance active permettent de limiter son impact.

À lire aussi : Pénurie d'œufs : mythe ou réalité ? Réponses dans le Puy-de-Dôme avec le Clos Mally

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