Aller au contenu principal

Un Ésat reconnu comme un élevage parmi plus performants

Le Centre d’aide par le travail d’Anjoigny, désormais Ésat, a servi de cadre à une journée génétique autour de la race salers. Une récompense pour ses performances.

ne journée technique co-organisée par le Groupe salers évolution, Bovins croissance, la Chambre d’agriculture, l’UALC et l’ASDEA.
ne journée technique co-organisée par le Groupe salers évolution, Bovins croissance, la Chambre d’agriculture, l’UALC et l’ASDEA.
© RSA

Une exploitation avec un troupeau salers et dont la performance génétique lui vaut régulièrement des récompenses dans des concours... Un élevage performant donc, mais pas une ferme comme les autres. Géré par l’Association de sauvegarde de l’enfance à l’adulte (ASDEA), l’Ésat d’Anjoigny (Établissement et service d’aide par le travail, encore connu sous le nom de CAT de Saint-Cernin) a vu ses efforts salués par les instances raciales. Une journée génétique s’y est tenue jeudi 3 février. Face à la cinquantaine d’éleveurs présents, Alain Rastoul, responsable de cette exploitation, a présenté la structure, rappelant qu’il s’agissait d’un des ateliers d’un Ésat qui emploie en tout une soixantaine de personnes en situation de handicap. Son fonctionnement nécessite deux budgets : celui dans lequel intervient l’État et qui permet de rémunérer l’encadrement, et celui directement issu des productions qui permet de salarier les résidents. D’où l’importance de résultats économiques satisfaisants.

Des résultats enviables

 

Une fois encore, l’année 2010 a démontré la performance technico-économique de ce troupeau salers de 41 mères. Yannick Péchuzal (service référence de la Chambre d’agriculture) et Lionel Gaillard de Bovins croissance, ont démontré que ce bilan annuel enviable était directement lié à la stratégie génétique mise en place. Ici, l’accent est mis sur la croissance et l’allaitement des mères, mais aussi sur la docilité des animaux. Le taux d’insémination animale frise les 50 % ; le taux de renouvellement avoisine les 20 %. “Associées à une maîtrise des charges, les performances numériques, ça paie : pour produire des kilos de viande, il faut faire naître des veaux”, résume Y. Péchuzal, avant de livrer quelques chiffres. Ainsi l’intervalle vêlage / vêlage du troupeau ne dépasse pas 379 jours, la mortalité des veaux est maîtrisée avec seulement trois vaches vides en 2010. “Sur 41 630 kg de viande vive sur pied début 2010, 23 707 kg ont été vendus. Il en restait en fin d’année 41 630 kg, ce qui signifie que l’exploitation a produit en un an 18 177 kg de produits vifs. Soit 318 kg par UGB.” Le prix moyen du kilo vif vendu a atteint un prix de conjoncture de 2,05 euros (dont 1,61 euro pour des réformes grasses ; 1,98 euro sur les broutards purs ; 3,17 euros grâce à des jeunes mâles reproducteurs et même 5,01 euros sur un mâle vendu en station). “La génétique et le label ont permis de mieux valoriser que la ferme type de référence, qui sort un prix de conjoncture moyen de 1,81 euro”, souligne Yannick Péchuzal.

 

 

 

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

 

Les plus lus

ofb et agriculteur se rencontrent sur une exploitation agricole
Les agents de l'OFB à la rencontre du monde agricole

Une quinzaine d'agents de l'OFB AuRA est allée à la rencontre du monde agricole au cours d'une formation de trois jours dans…

jeune taureau salers lors de la vente aux encheres dans le Cantal
Combien se sont vendus les jeunes reproducteurs salers ?

Les éleveurs accordent une grande importance à la préservation et au développement de la race. La vente de jeunes taureaux…

Hélène Burgaud-Tocchet
[Interview] Une nouvelle directrice à la DDT de la Creuse

Hélène Burgaud-Tocchet, directrice départementale des Territoires de la Creuse

Randonneurs sur le volcan cantalien
Randonnée : quels nouveaux GR vont sillonner le Cantal ?

Pas moins de quatre projets de nouveaux itinéraires ou d’extension de GR existants devraient voir le jour dans le Cantal,…

carcasse dans un abattoir dans le Puy-de-Dôme
L'abattoir d'Issoire deviendra-t-il départemental ?

Le Conseil département du Puy-de-Dôme entame une réflexion pour une possible reprise de l'abattoir d'Issoire, suite à l'arrêt…

Des centrales d'achats bloquées par les agriculteurs en Auvergne-Rhône-Alpes

Les braises des manifestations agricoles de janvier à peine refroidies, FNSEA-JA remettent le couvert à partir de ce mercredi…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière