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Un Départemental aubrac au Top

Trois cent cinquante aubrac et 61 éleveurs étaient au rendez-vous du Départemental qui se tenait dimanche à Montelmas. Un concours qui a tenu toutes ses promesses.

Le Départemental aubrac 2019, une grande cuvée assurément, au cœur de l’Aubrac, emblématique...
Le Départemental aubrac 2019, une grande cuvée assurément, au cœur de l’Aubrac, emblématique...
© C. F.

Radieux, le président du syndicat aubrac vient de refermer cette nouvelle édition du Départemental et, radieux, il a de quoi l’être : “Le public est venu encore plus nombreux que d’habitude. Ce sont environ 700 repas qui ont été servis ce midi.” Les organisateurs ont même dû refuser du monde. Quant à la qualité des animaux, Jean-Marie Vidalenc est formel : “Elle était très bonne. D’ailleursn les juges l’ont dit : entre le premier et le troisième, il était bien difficile de faire le choix...” Pourtant, c’était loin d’être gagné : “Le travail, cette année, a été plutôt complexe avec la sécheresse.” Des dires appuyés  par le directeur de l’Union aubrac Jacques Renou, pour qui “ces vaches sont méritantes pour avoir malgré tout réussi à faire leur veau à terme et elles sont à nouveau prêtes pour un vêlage”...

Plus qu’un concours, la promotion d’un territoire


Le tout dans un contexte agricole difficile : “On va devoir prouver que l’on a besoin de l’aubrac et de l’élevage tout court”, glisse Jean-Marie Vidalenc, pour qui “tout le monde nous soutiendrait si on savait comment et combien on travaille, alors, il faut continuer de montrer notre savoir-faire... C’est ce que nous faisons quand on organise ce concours, qui plus qu’une compétition, représente la promotion de tout un territoire”.  “Cette édition a été exceptionnelle en termes de fréquentation. Vingt-cinq ans après le dernier concours, ici-même, à Saint-Urcize, le public a joué le jeu. La commune a beaucoup donné pour la race aubrac et cela fait chaud au cœur de tout le monde”, analyse Yves Chassany. Le président de l’Upra aubrac a de même rappelé que la manifestation avait été l’occasion de fêter le 40e anniversaire de l’Upra, “40 ans d’un parcours exceptionnel” mais, sur une note moins festive, il a néanmoins rappelé “que si hier, le défi était de sauver la race aubrac, opération réussie avec une race en constante progression, nous sommes aujourd’hui dans d’autres difficultés, qui exigent que les éleveurs conservent cet esprit de résistance qui animait les Anciens”.

“La chance de l’aubrac, sa jeunesse”


Pour autant, la foi reste bien présente pour lui : “La chance de l’aubrac, c’est notre jeunesse.”
Le concours était aussi l’occasion de fêter les 20 ans du label  BFA (Bœuf fermier d’Aubrac) et de Fleur d’Aubrac, “les fleurons de la race, et c’est bien ainsi et grâce à eux  que nous envisageons l’avenir : continuer  à  construire l’élevage, ici et dans les autres campagnes, mais avec modestie. C’est ce qui garantit la situation de la ruralité dans l’avenir avec un élevage différencié et porteur en termes de développement. Je pense au tourisme notamment”. Et c’est justement pour lui “cette démonstration que fait la race aubrac”.

“On relève le défi”


Passionné, Yves Chassany n’en verse pas pour autant dans l’angélisme : “Il nous faut répondre au changement climatique, à l’agribashing, et aussi à l’importation de produits, lance-t-il, militant. C’est irresponsable de laisser partir nos animaux élevés à l’herbe en Afrique du Nord si, d’un autre côté, on incite les importations d’Amérique du Sud. Face à cela, les consommateurs, les citoyens vont devoir se reconstruire, d’autant plus qu’ils ont été trahis par le harcèlement médiatique. Il faut qu’ils retrouvent la confiance et c’est à ce titre que nos éleveurs ont un pacte à leur proposer. Pour ça, il va falloir du temps, mais on relève ce défi.”
À noter que la manifestation a aussi été l’occasion de rendre un hommage particulier à Jean Lacroix, ancien président du syndicat décédé au printemps et dont l’action a contribué à donner toute sa place à la race aubrac. Un  challenge à son nom a ainsi permis l’élection d’une Miss génisse. Émotion toujours avec un autre hommage, celui ci à Jacques Chirac, rendu par Bernard Remise, le maire de Saint-Urcize, qui a demandé une minute de silence à la mémoire de l’ancien Président et salué “l’extraordinaire travail des éleveurs”, tandis que Céline Charriaud, au nom du Département, assurait ces derniers de son soutien. À souligner enfin le très beau podium réalisé par les élèves de la filière nature du lycée agricole Louis- Mallet, à la dimension de l’événement.

 

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