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MONTBÉLIARDE
Un concours national très attendu au Sommet de l’élevage

La race montbéliarde disputera son premier concours national dans le cadre prestigieux du Sommet de l’élevage. 240 animaux sont attendus

«Du lait de qualité pour les éleveurs qui transforment, des caractères fonctionnels pour ceux qui ont un raisonnement économique, de la morphologie pour les férus de concours participant à la promotion de la race : il y en a pour tous les goûts avec la montbéliarde». Les acteurs de la race comptent bien profiter du 22ème Sommet de l’élevage pour mettre en avant les aptitudes de la seconde laitière de France en termes d’effectifs derrière la Prim’Holstein. Pour son 17ème concours national, la montbéliarde s’est offert un écrin de choix : la Grande Halle d’Auvergne et son Sommet de l’élevage. Une belle récompense pour les promoteurs de la race, comme Jean-Michel Cussac, éleveur à Alleuze dans le Cantal et président de la commission «concours français et à l’étranger » à l’OS montbéliard : «Nous étions candidats pour organiser un concours national au Sommet depuis sept, huit ans. Le turn-over entre les races a fait que nous avons du attendre notre tour». Parmi les 240 animaux en compétition en 2013, beaucoup viendront d’Auvergne, troisième région en termes d’effectifs derrière la Franche-Comté et Rhône-Alpes. Outre les différents concours de section, la montbéliarde sera mise en avant à travers des visites d’élevage et des journées à thème.

Formidable vitrine

L’occasion d’intéresser les visiteurs étrangers, de plus en plus nombreux à participer au Sommet de l’élevage. Huit vaches suisses seront également présentes. La montbéliarde se retrouve, aujourd'hui, dans tous les pays laitiers qui comptent dans le monde : la Hollande et son approche économique, les Etats-Unis et leur productivisme, la Nouvelle-Zélande et l'Irlande et leurs pâturages, le Chili et ses zones extensives, les pays africains et leurs conditions climatiques extrêmes. Et depuis longtemps, elle a su faire l’unanimité en Algérie, au Maroc, en Tunisie, en Suisse, en Italie, ou encore en Belgique… Des expérimentations étrangères (Irlande, Pays-Bas, Etats-Unis) comparant la race avec des concurrentes mondiales démontrent l'efficacité économique de la montbéliarde. Du coup, l’exportation d’animaux vivants et de semences de taureaux n’a jamais été aussi florissante.

Longévité

« Il y a 30 ans, la montbéliarde intéressait de nouveaux éleveurs pour son taux protéique et pour le co-revenu viande qu'elle procure, que ce soit en vaches de réforme ou par le biais d’engraissement de mâles (veaux de lait, taurillons, bœufs). Aujourd'hui, d'autres critères gravitant autour de la santé emboîtent le pas : fertilité, résistance aux mammites et longévité», analyse Philippe Andraud, animateur de la fédération à l’échelle du Massif central. Avec un intervalle vêlage-vêlage de 395 jours, la montbéliarde est très bien placée. Il en est de même au niveau de la réussite en première IA : près de 52 % pour les vaches et plus de 58 % pour les génisses sur l’année 2008. Les cellules sont le cheval de bataille de tout transformateur de lait : en 2010, seu- lement 12,7 % des lactations ont au moins 2 contrôles supérieurs à 800 000 cellules et près de 49% ont tous les contrôles inférieurs à 300 000. Les éleveurs français ne veulent plus de vaches «jetables». 20 % des montbéliardes sont en 5ème lactation et plus. Chaque année, une quarantaine de vaches dépasse la barre mythique des 100 tonnes de lait dans leur carrière.

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