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Un cas de fièvre aphteuse en Allemagne

Les GDS rappellent quelques règles pour identifier la fièvre aphteuse et s'en protéger.

 

Porcins
La maladie s’exprime le plus en porcins et en bovins.
© HLP

Ce 10 janvier, la présence du virus de la fièvre aphteuse a été confirmée sur un élevage de buffles d’eau en Allemagne dans une réserve naturelle à proximité de Berlin (commune de Hoppegarten). L’ensemble du cheptel a été abattu. Des contrôles systématiques sont mis en place dans les élevages dans un périmètre de 20 km autour du foyer.

Hautement transmissible

À ce jour, l’origine de l’infection n’est pas encore connue mais la souche a été identifiée comme vaccinable. Cette maladie était absente de l’Union européenne depuis 2011 et le dernier foyer en France date de 2001.

La fièvre aphteuse est une maladie virale hautement contagieuse pour le bétail, mais elle n’est pas transmissible à l’homme et n’affecte pas les denrées alimentaires. Toutefois, elle entraîne des pertes importantes notamment en raison des restrictions au commerce international. Elle affecte les ruminants (bovins, ovins, caprins) ainsi que les porcs domestiques et sauvages. Même si les trois espèces peuvent être touchées, c’est en porc et en bovin que la maladie s’exprime le plus et qu’il y a le plus de mortalité, notamment chez les jeunes animaux.

Les symptômes cliniques

Différents symptômes cliniques peuvent être observés :

- fièvre (animal prostré, fatigué),

- vésicules qui s’ouvrent en ulcères douloureux, notamment dans la bouche, sur les pieds et/ou mamelle ce qui peut entrainer une chute de la lactation.

Les modes de transmission

La fièvre aphteuse se propage par différents modes de transmission :

- contact direct et indirect entre animaux,

-  transmission aérienne,

- vecteurs vivants (personnes, animaux domestiques) ou inanimés (véhicules, outils agricoles).

La période d’incubation varie entre 2 et 14 jours. Des vaccins existent, mais leur efficacité dépend de la souche en cause. Il est important de noter que l’utilisation de la vaccination entraîne la perte du statut indemne national.

Se protéger par la biosécurité

Pour se protéger, il convient de respecter les mesures de biosécurité et de prendre certaines précautions :

-  protéger les zones indemnes par un contrôle strict des introductions d’animaux,

- limiter la circulation de véhicules extérieurs sur les exploitations, en particulier près des bâtiments d’élevage,

- restreindre l’accueil du public,

- fournir des équipements de protection individuelle pour le public extérieur, tels que lave-bottes, surbottes, désinfectant, etc.

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