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Un bâtiment est un outil de travail

Jeudi 19 février à Mende avait lieu un après-midi d’échanges autour des bâtiments agricoles, avec la participation des trois chambres consulaires. Dans le département, le marché est porteur, un jeune qui s’installe investit en moyenne 250 000 euros les premières années. Le 10 avril, les dossiers pourront être déposés en DDT, dans le cadre du nouvel appel à projets.

Côté construction, les bâtiments avec une charpente en bois tiennent le haut du panier, de même que le bardage bois a tendance à être privilégié.
Côté construction, les bâtiments avec une charpente en bois tiennent le haut du panier, de même que le bardage bois a tendance à être privilégié.
© Réveil Lozère

Sur la période 2008-2014, l’agriculture lozérienne a investi quarante-trois millions d’euros dans les bâtiments d’élevage. À l’avenir, ce montant devrait être encore plus important ; « un euro investi et nous sommes tous gagnants », explique Christine Valentin, présidente de la chambre d’agriculture. Pour Thierry Julier, président de la CCI, « nous avons des intérêts partagés, nous devons formuler des offres répondant aux besoins et à l’économie du territoire ». La réalisation d’un projet bâtiment est une démarche complexe engageant fortement l’avenir. L’investissement doit être raisonné car il impacte directement sur le coût de production, dont la maîtrise est déterminante pour maintenir le revenu des agriculteurs. Le bâtiment doit répondre à de nombreux objectifs : améliorer les conditions de travail des éleveurs tout en gagnant en efficacité et en sécurité, respecter le bien-être des animaux et concourir à la maîtrise de la qualité des produits issus de l’exploitation. Un jeune qui s’installe va investir environ 250 000 euros les premières années. En zone de montagne, il est presque toujours nécessaire de construire un bâtiment d’élevage plus coûteux, notamment à cause de l’altitude et de la nécessité de stocker les fourrages pour les mois d’hiver. Tous s’entendent à dire que le marché du bâtiment agricole est une opportunité pour la Lozère, un aspect que s’est attaché à montrer Jean-Charles Commandré, technicien bâtiment à la chambre d’agriculture. Le premier plan de modernisation des bâtiments d’élevage (PMBE) court sur la période 2007-2012. En région, ce plan a représenté 732 dossiers, dont 500 en Lozère. Un nouveau dispositif PMBE doit se mettre en place sur la période 2014-2020, 2014 étant une année de transition.

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du 26 février 2015.

Accompagnement

La chambre d’agriculture propose plusieurs services pour les porteurs de projets : conseils d’entreprise, dossier de demande de financement, étude préalable bâtiment d’élevage,diagnostics d’ambiance ou énergétique, Certitraite, estimation valeur vénale, etc. N’hésitez pas à vous renseigner au 04 66 65 62 00. D’autres outils sont disponibles à la CMA au 04 66 49 12 66 ou à la CCI au 04 66 49 00 33.

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