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Trophée national des lycées agricoles : Les lycéens sanflorains renouent avec la victoire

Le lycée agricole Louis-Mallet vient de remporter le Trophée national des lycées agricoles dans la catégorie vaches allaitantes, au Salon de l’agriculture.

Les élèves ont célébré leur  victoire devant l'Arc de Triomphe.
Les élèves ont célébré leur victoire devant l'Arc de Triomphe.
© CF

De 2010 à 2014, c’est un sans-faute : cinq ans sous le signe de la victoire au TNLA que les lycéens de Louis-Mallet assurent, tant et si bien que l’on se demande s’ils ne sont pas
indétrônables... Et puis en 2015, c’est un deuxième prix, puis, un cinquième en 2016...
2019 restera l’année où le lycée agricole a renoué avec la plus haute marche du podium. La victoire est en effet à nouveau dans le camp des Sanflorains qui viennent de remporter le Trophée parmi une douzaine d’établissements en lice dans leur section. Un prix qui s’accompagne de la meilleure page Facebook parmi une cinquantaine d’autres des différentes sections de cette même catégorie. Ce résultat récompense un travail de groupe mené depuis septembre à raison d’une demi-journée par semaine sous la houlette de l’équipe enseignante et en dehors des heures de cours.

Lucie passe à la question


Ils étaient neuf au total, tous en classe de 1re, à s’être rendus à Paris, Porte de Versailles, dont Lucie, inscrite en bio-industrie de transformation, une première pour cette filière du lycée, les autres en CGEA. Un groupe “qui a bien fonctionné, une équipe solidaire, ce qui a aussi compté pour le résultat. Ce qui a fait la différence, c’est l’originalité du projet avec une présentation qui s’inscrivait dans une sorte d’enquête inspirée du Cluedo et qui a été le fil conducteur au cours des différentes épreuves, une démarche qui a plu, car empruntée au théâtre”,  analysent les enseignants qui se sont donnés, eux aussi, à fond, et qui savourent tout autant le résultat.
“L’agriculture, c’est pour moi une passion, c’est pour cette raison que je voulais participer au TNLA”, explique Lucie, dont les parents sont agriculteurs, et qui découvrait le Salon. Du résultat, elle avoue “avoir été contente, mais surprise”. C’est qu’il y avait la fameuse “question”,  tout autant surprise... Chaque équipe la tire au sort la veille du jour J avant de la traiter à l’oral du lendemain auquel participe toute l’équipe. Et là, le thème n’était pas facile : “Élevage et biodiversité”. C’est Lucie qui s’y colle. C’est en effet elle qui a le moins de texte à déclamer. Ceci compense cela et elle se prépare, aidée par les enseignants. La jeune fille en apprendra par cœur les termes, devra vaincre le trac et fera le job devant un parterre de quelque 1 500 personnes, encouragée comme ses camarades par les professionnels et notamment les éleveurs des races aubrac et montbéliarde, les partenaires et la marraine, Florence Raynal, qui a prodigué ses conseils à l’équipe. “J’aurais pu faire mieux, j’ai fait un oubli mais la question, c’est vraiment dur”, réagit la jeune fille. 
Un Salon dur aussi de par un engagement de 6 heures à 21 heures, où il faut laver la vache, préparer la stalle, répondre aux questions des visiteurs. Et puis, avancent les enseignants, “le niveau est élevé, surtout en allaitant”... Enfin, quand vient le jour du concours, il faut disputer les différentes épreuves : manipulation de l’animal en sécurité et au chrono, et puis oral, en français et en anglais, avec présentation de l’établissement, du territoire, de la vache et de son veau, le tout en cinq minutes incluant la question surprise à traiter en 30 secondes minimum.
Reste le Super trophée qui récompense l’équipe qui a obtenu les meilleurs notes. Cela reste le but à atteindre pour 2020 sachant que la barre est désormais à nouveau au top pour la prochaine équipe.

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