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Congrès national des JA
"Trois journées riches d´enseignements"

Vice-présidente des JA du Cantal, Marie-Claude Delort a participé fin mai à Vannes au congrès national des Jeunes agriculteurs. "On apprend énormément de choses, on fait un bond en avant", dit-elle, en racontant comment se passe un congrès.

"Nous étions 7 du Cantal, autour de notre président Antoine Croutes et de Michel Lacoste, secrétaire général adjoint des JA au niveau national. Le premier jour, on a été accueillis par les élus et responsables professionnels locaux, qui nous ont présenté la Bretagne et son agriculture. On a été étonnés qu´ils mettent en avant le côté respect de l´environnement. En soirée, on a découvert le golfe du Morbihan en bateau"...170 amendements jusqu´à minuit"Le lendemain matin ont commencé les séances à huis-clos avec la présentation des rapports financiers, d´activités et moraux. L´après-midi, trois rapporteurs nationaux sont intervenus pour présenter le rapport d´orientation. Ensuite, chaque région a pris la parole pour proposer des amendements à un rapport qu´on avait reçu quelques jours auparavant et sur lequel on avait travaillé dans chaque région. Pas moins de 170 amendements ont été présentés... qui ont alimenté des discussions passionnées... ça a duré jusqu´à minuit ! Le tout suivi d´une soirée de gala qui s´est terminée autour de 5 heures du matin...""Quelques heures plus tard, la journée de travail a débuté par une table ronde sur le premier congrès mondial des jeunes agriculteurs qui aura lieu du 12 au 15 juin à Paris et se terminera sur une "Agri-Parade" dans les rues de la capitale".Le ministre décevant"L´après-midi, on a eu les interventions des présidents d´organisations professionnelles agricoles, en l´occurrence Jeannette Gros, présidente de la MSA, et Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA. Ensuite, le ministre de l´Agriculture nous a tenus en haleine pendant près d´une heure et demie. Il est très fort : alors qu´il se présentait devant une salle chahuteuse, devant plus de 800 congressistes arborant pour certains des banderoles revendicatives, il a quand même réussi à se faire applaudir à la fin... Alors qu´il n´a finalement rien annoncé et nous a laissés sur notre faim par rapport à nos revendications".Enrichissant et utile"C´est extrêmement enrichissant et utile pour une syndicaliste de base comme moi de participer à un congrès national, qui permet de revenir sur une année de travail syndical, de voir concrètement à quoi sert tout notre travail. On peut d´ailleurs regretter que les JA du Cantal n´y viennent pas plus nombreux. Evidemment, trois jours c´est long, on laisse tout en plan sur notre exploitation et, quand on revient, épuisés de surcroît, il y a tout à faire. Mais ça vaut vraiment le coup... on apprend énormément de choses, on fait un bond en avant". "En particulier, on se rend compte de l´importance du travail qu´on peut faire au "bas de l´échelle", jusque dans nos cantons, et de la nécessité d´être présents dans le débat si on veut que nos régions soient entendues et participent à l´élaboration d´une politique nationale. On se rend compte aussi que tout ne tombe pas tout cuit, que c´est en se positionnant sur des dossiers, en faisant avancer des réflexions et en s´engageant qu´on fait avancer les choses. A ce titre, le rapport de Michel Lacoste sur l´engagement syndical nous a fait beaucoup réfléchir. C´est vrai que les jeunes ne s´engagent pas assez, par manque de temps sans doute... mais il faut savoir prendre le temps de lever le nez du guidon si on veut avoir voix au chapitre dans la définition des politiques agricoles et faire valoir nos points de vue"."Un congrès, c´est aussi intéressant du fait des échanges qu´on peut avoir avec les autres régions, de la confrontation des idées avec d´autres productions qui n´ont pas les mêmes préoccupations. Et puis encore parce qu´on côtoie des personnalités comme le président de la FNSEA ou le ministre de l´Agriculture, qu´on apprend finalement à mieux comprendre et connaître notre pays".Pour plus d´informations, consultez L´Union agricole et rurale du 4 juin 2003.

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