Aller au contenu principal

Travail saisonnier : « une véritable valeur ajoutée »

Crise sanitaire, restrictions des déplacements internationaux, dégâts de gel et perte de récolte... Le travail saisonnier est mis à rude épreuve pour la seconde année consécutive. Quelle place occupe-t-il dans l'agriculture française ? Comment peuvent s'organiser les exploitants agricoles ? Éléments de réponse avec Jérôme Volle, vice-président de la FNSEA en charge de l'emploi.

Le travail saisonnier est une véritable valeur ajoutée essentielle pour l'activité et l'attractivité de certaines filières agricoles.
Le travail saisonnier est une véritable valeur ajoutée essentielle pour l'activité et l'attractivité de certaines filières agricoles.
© Jean-Charles Gutner/Illustration

Quelle place occupe le travail saisonnier dans le secteur agricole ?
Le travail saisonnier est incontournable pour la récolte de nombreux produits frais, de qualité et de consommation de base. Nous ne pourrons jamais nous en passer. De multiples productions ne peuvent pas être récoltées avec des machines, et même là où la mécanisation de la récolte est possible, le travail manuel apporte plus de précision et d'intérêts. C'est une véritable valeur ajoutée essentielle pour l'activité et l'attractivité de certaines filières.

Quelles difficultés pose encore actuellement la situation sanitaire sur le travail saisonnier ?
Elle continue d'imposer aux employeurs toute une série d'investissements dans le but de veiller au respect des gestes barrières et à la protection des salariés. Contrairement à l'année dernière, nous maîtrisons mieux les protocoles sanitaires mais ils n'en sont pas moins très contraignants en matière d'organisation du travail et d'accueil pour les saisonniers qui logent sur place. La peur du cas positif qui engendrerait l'isolement du personnel est toujours très présente. Une autre difficulté se présente aujourd'hui quant à la disponibilité des travailleurs locaux. Certains étudiants ont vu leurs stages ou examens reportés et ne seront malheureusement pas disponibles pour les travaux saisonniers. Nous nous attendons aussi à avoir moins de travailleurs locaux avec la réouverture des bars, restaurants et secteurs de l'hôtellerie et du tourisme. Il est également toujours très difficile de faire venir des saisonniers étrangers. Les démarches pour leur obtenir des laissez-passer n'ont pas changé par rapport à l'année dernière, mais elles demandent beaucoup d'efforts et les chefs d'exploitation se voient plus souvent opposer un refus. Dans certains départements, les administrations n'y sont pas favorables. Il faut parfois mettre en place des convois et les prendre en charge financièrement.

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière