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"Toutes les portes sont désormais ouvertes pour satisfaire nos demandes"

La session budgétaire de la Chambre d'Agriculture s'est tenue le 25 novembre. Ce fut l'occasion de faire le point sur l'actualité agricole. Le président Gilbert Bros est revenu sur l'accord du 20 novembre entre les ministres de l'agriculture des 27 pays membres de l'Union Européenne ; accord selon lui, "relativement positif pour l'agriculture de notre département… Mais il faut attendre que cela se traduise par des décisions gouvernementales françaises".

De gauche à droite : Laurent Duplomb, Benoît Sermage DDAF, Gilbert Bros, Michel Chouvier, Christian Buffière.
De gauche à droite : Laurent Duplomb, Benoît Sermage DDAF, Gilbert Bros, Michel Chouvier, Christian Buffière.
© HLP

Les élus de la Chambre d’Agriculture se sont réunis le 25 novembre pour participer à la session budgétaire de leur structure.
Une fois le budget primitif 2009 présenté et voté, Gilbert Bros, président de la Chambre d’Agriculture, a évoqué les principales questions de l’actualité agricole du moment.

Revenu des agriculteurs :  un premier pas

Le premier thème évoqué concernait le revenu des agriculteurs qui a récemment fait l’objet d’une conférence nationale  ; «nous avons obtenu, pour l’année 2009, une consolidation du revenu des éleveurs ovins (50 millions d’e), une amélioration de la trésorerie des exploitations agricoles (75 millions d’e), une reconduction de l’exonération de cotisations sociales pour les JA (4 millions d’e), une réduction de la facture énergétique (75 millions d’e) et un train de plusieurs mesures structurelles. Bien sûr, ces mesures ne vont pas sauver l’agriculture française, mais c’est un premier pas» a souligné Gilbert Bros.
Ce dernier est ensuite revenu sur le contenu de l’accord du 20 novembre conclu entre les pays l’Union européenne sur le bilan de santé de la PAC. «Cet accord est plutôt relativement positif pour l’agriculture de notre département. En ce qui concerne la modulation, la casse a été limitée ! La modulation de base atteindra 10% en 2012 au lieu de 13% à raison de 1% par an, l’aide à l’adaptation des systèmes laitiers à la fin des quotas a été rajoutée aux 4 nouveaux défis proposés, l’aide à l’investissement des JA a été plafonnée à 70 000 e (contre 55 000 e)…, nous avons également la possibilité de transférer la PHAE du 2e pillier au 1er sans sanction».
L’accord prévoit une sortie des quotas laitiers pilotée avec le marché (augmentation de 5% d’ici à 2013 à raison de 1% par an, 2 rapports d’étape en 2010 et 2012 pour faire le point sur l’évolution des marchés, remontée du quota à la réserve si la réalisation est inférieure ou égale à 85% -contre 70% actuellement) ; il va aussi dans le sens d’une réorientation des aides avec notamment l’article 68 qui pourra être utilisé dès 2009 (article qui permet de transférer des financements de certaines productions vers d’autres). L’intervention est par ailleurs maintenue pour le beurre, la poudre de lait et pour les céréales.

Bilan santé PAC : les portes sont ouvertes

Gilbert Bros juge cet accord positif : «toutes les portes sont désormais ouvertes pour satisfaire nos demandes. Il faut à présent que cela se traduise par des décisions gouvernementales françaises».
La crise financière qui ne concerne apparemment pas directement notre agriculture est pourtant elle aussi victime de cette mauvaise passe économique. « La crise a induit une hausse des taux d’intérêts ; aujourd’hui, ceux qui investissent, le font à des taux de plus de 6%, cela risque d’être catastrophique pour le parc des bâtiments d’élevage de notre département » a noté Gilbert Bros.
Ce dernier a également fait part de l’intention de la Chambre d’Agriculture d’investir dans un site internet destiné aux agriculteurs de Haute-Loire ; site qui sera un outil de travail opérationnel pour chaque agriculteur.

Budget 2009

Le budget primitif pour l’exercice 2009 a été votée (moins 2 abstentions) par les élus de la Chambre d’Agriculture.
Après ce vote, le président a indiqué que «la Chambre d’Agriculture de Hte-Loire fait partie des 30 Chambres qui ont le moins de recettes fiscales (l’imposition est plafonnée à 1,5% d’augmentation pour 2009 et ne permet pas de couvrir la hausse des charges). Or, nous avons des besoins territoriaux comme les autres et des volumes de personnel comparables. On a moins de subventions notamment car nos collectivités territoriales disposent de moins de moyens qu’ailleurs. Dans ce contexte, on gère à l’économie ; en 5 ans, nous avons supprimé 13 équivalents temps plein au niveau du personnel, mais il y a des limites à tout, surtout si l’on veut s’occuper de tous les agriculteurs du département !».
Le budget de fonctionnement 2009 s’équilibre à hauteur de 5 237 943 e, il dégage un excédent de 1775 e.
L’imposition couvre 46,2% du budget, les subventions d’exploitation 22,1% et les prestations de services 28%. En matière de dépenses les charges du personnel s’élèvent à 65,1% du total des dépenses.

Bilan sur la conjoncture par la Chambre d’Agriculture

Production laitière : le prix du lait a augmenté de 16% entre septembre 2007 et septembre 2008. Livraisons mensuelles auvergne : sur la campagne actuelle la progression régionale atteint 1,7% par rapport à la précédente. Des disparités départementales avec une progression de 2 à 3% dans la Haute-Loire et le Cantal et une stabilité dans le Puy-de-Dôme.
Production bovine : veau de 8 jours montbéliards : 43 e la tête en octobre soit un tiers de moins qu’en 2007. Veaux croisés : 304 e soit 16% de plus que l’an dernier.
Le marché du broutard est difficile en octobre avec un prix inférieur de 5% au cours du mois d’octobre 2007.
Production ovine : en moyenne sur les 9 premiers mois de l’année, les cours sont supérieurs de 4 à 5% à ceux de l’an dernier.
Production porcine : en 2008, l’augmentation des prix sur les premiers mois de l’année doit permettre de compenser la forte hausse du coût de l’aliment et de maintenir le revenu. Toutefois, une dégradation des prix sur la fin de l’année est attendue.
FCO (au 21 novembre) : 203 cas cliniques et 338 cas de veaux positifs à l’export. Moins de 10 cas cliniques par semaine. La situation clinique est maîtrisée.
Le sérotype 1 a gagné quelques cantons du Cantal et en Lozère.

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