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Tout ou partie de l’étalonnage trait sera transféré

Après une réunion avec les acteurs de la filière cheval et des élus, le directeur des Haras confirme la réorganisation.

François Roche-Bruyn, directeur général des Haras nationaux.
François Roche-Bruyn, directeur général des Haras nationaux.
© R. S.-A.

Évidemment, François Roche-Bruyn ne peut nier l’importance de l’élevage trait dans le département et de fait, le nombre important d’inséminations animales. Pourtant, le directeur général des Haras nationaux pense à réorganiser l’étalonnage trait. Il l’a confirmé à l’issue d’une réunion qui s’est tenue vendredi en préfecture à la demande du président du Conseil général et en présence des acteurs de la filière cheval. Après avoir clairement réaffirmé que le site d’Aurillac serait maintenu, le directeur national a en effet parlé chiffres. “La situation, c’est que dans le Cantal, les Haras assurent 45 % de l’étalonnage. Cela veut aussi dire que 55 % est réalisé par ailleurs. À un moment où les deniers publics sont rares, mais avec le souci que l’élevage perdure, il faut trouver des solutions”, argumente-t-il. Et s’il rend hommage au “grand professionnalisme des agents des Haras”, M. Roche-Bruyn réfléchit à un plan sur deux ou trois ans qui permette de transférer tout ou partie de l’activité.

Conforter le pôle cheval-loisirs
Parmi les pistes évoquées : le prêt d’étalons sélectionnés, la reprise en main de l’activité par le syndicat d’élevage, ou encore la conservation par les Haras de la production de semences en transférant à d’autres. “Et si notre savoir-faire est transmis au secteur privé, on reste dans le sens de notre action”, précise-t-il. “On n’existe pas pour nous-mêmes, mais pour soutenir une filière”. En revanche, cette évolution se traduira forcément par une baisse des moyens matériels et humains. La fermeture de centres techniques décentralisés est donc aussi probable que la diminution des effectifs présents à ce jour. Le dossier devrait être ficelé pour le printemps afin d’être validé dans le cadre d’un contrat d’objectif présenté le 1er juillet. Un chef de projet, prochainement nommé, y travaillera. Le Haras, en partenariat avec l’École nationale d’équitation, devrait recentrer son activité autour du loisirs équestre qui, selon le directeur, est doté d’un “grand potentiel de développement”.
Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.
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