Aller au contenu principal

Toujours un Cantalien pour président de section

À la tête de la section Auvergne du HBL, un Cantalien succèdera à un autre... La Haute-Loire obtient une vice-présidence. Un mandat qui verra des évolutions techniques majeures.

Les éleveurs de race limousine, issus des départements d’Auvergne, s’étaient déplacés nombreux le jeudi 13 avril à Clavières. Il faut dire que l’ordre du jour de l’assemblée générale de leur section du Herd-book était chargé et important, dont le vote du président et du vice-président, Paul Besson (Saint-Paul-des-Landes) ayant fait savoir qu’il terminerait cette année son dernier mandat. Après vote à bulletin secret, l’unique candidat, Benoît Souvignet  (Villedieu), a été désigné par 51 voix sur 59 votants (sept blancs et un nul).

 

Paul Besson, président jusqu’à l’AG nationale

Celui qui assumait jusqu’alors le poste de vice-président présidera la section Auvergne du HBL après validation lors de l’assemblée nationale, en fin d’année. Il prendra ainsi une fonction que son père(1) avait occupée jusqu’en 2012. Nicolas Peyrard (Saint-Romain-Lachalm), à la tête du syndicat des éleveurs de Haute-Loire, obtient une vice-présidence, suite à un second vote face à Damien Panafieu (Chaudes-Aigues), président des éleveurs du Cantal.  Les futurs responsables ont brièvement présenté leurs exploitations : 85 vaches mères au Gaec entre époux Souvignet, sélectionneur, fournisseur d’animaux d’élevage ; l’élevage Peyrard est composé de quatre associés pour 100 vaches mères et d’une production et transformation de fruits rouges. Sur le plan des orientations génétiques et politiques qu’il défendra, Benoît Souvignet insiste sur “ les qualités de rusticité et des animaux avec de la profondeur ”. Il sait aussi “ les adaptations nécessaires, en raison du changement climatique ”. Il voit sa mission comme nécessairement en binôme avec le vice-président et l’ensemble des présidents de ce syndicats des départements : “ Ce sont eux qui font la promotion de la race et la force du HBL.”   Mais en attendant cette prise de fonction, Paul Besson assume la présidence de section. Ce sera sous son mandat qu’interviendront des changements notables, dont l’évolution des classements dans un livre génétique qui va compter de nouveaux chapitres. Ils étaient présentés par David Delgoulet, technicien et chef de service au Herd-book.

Calculs d’index et réorganisation du livre

L’aménagement de la race pure certifiée HBL est un changement notable. Il doit servir à clarifier autant qu’à valoriser. Ainsi, il n’est plus question de “ sous-classes ”, des sections au nom peu valorisant, mais deux nouvelles sections font leur apparition : “ gène culard ” et “ sans cornes ”. Ajouté aux “ pur sang ” et “ race pure ”, ce seront donc prochainement quatre chapitres dans lesquels les animaux pourront être inscrits en fonction de leurs origines et caractéristiques. Le point le plus important étant que, dans chacune des sections, le haut de tableau est qualifié de “ standard pur sang ”, connu et recherché des acheteurs étrangers. Un cran en-dessous, demeure le “ standard race pure ” (sauf évidement au chapitre “ pur sang ” qui restera l’élite) et les frontières restent perméables, selon l’évolution des descendances. Autre nouveauté, liée cette fois à une revisite du modèle des index de croissance et Alait. L’incidence génétique directe attendue sur la production vaut + 7,9 kg au sevrage, dont 5,3 kg amenés en direct par l’ascendance et 2,6 kg par l’aptitude maternelle à l’allaitement (Alait). Ce dernier point était calculé à 210 jours. Il le sera désormais à 120 jours pour 80 % du résultat et 20 % pour garder un peu de “ persistance laitière ”.

Inversement, la Capacité de croissance avant sevrage (CRsev) est constitué à 80 % du P210 et 20 % de P120 pour jauger de la précocité.  Enfin un mot sur les effectifs de la section et ses 128 adhérents : une baisse très contenue du cheptel (65 251, soit - 1,4 %) par rapport au niveau national (1 074 905, soit - 2,6 %), mais moins d’animaux au HBL (- 2,9 % en Auvergne, - 0,5 % en France).

(1) Michel Souvignet est également connu pour avoir mis au point avec son fils Benoît une méthode de dressage efficace et rapide pour marcher au licol et qui a servi plusieurs milliers d’éleveurs.

 


Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière