Le vrai/faux pour tout comprendre des tirs de défense contre le loup
Plusieurs arrêtés ont été publiés modifiant la réglementation autour de la prédation lupine. Protocole de tir, prélèvements et indemnisations, petite présentation des évolutions majeurs à connaître, maintenant que la présence du prédateur dans le Puy-de-Dôme ne fait plus de doute.
Plusieurs arrêtés ont été publiés modifiant la réglementation autour de la prédation lupine. Protocole de tir, prélèvements et indemnisations, petite présentation des évolutions majeurs à connaître, maintenant que la présence du prédateur dans le Puy-de-Dôme ne fait plus de doute.
Les tirs de défense simple et renforcé ont été supprimés et remplacés par un seul type de tir.
VRAI. Les tirs de défense simple et tirs de défense renforcé ont été fusionnés en un seul dispositif : le tir de défense, avec des modalités différentes selon les cercles de prédation (0, 1, 2, 3 – voir liste des communes du Puy-de-Dôme).
En cercle 2, il faut obligatoirement obtenir une autorisation préfectorale pour réaliser un tir de défense.
FAUX. En cercles 0, 1 et 2, le tir de défense est déclaratif (pas besoin d’autorisation préalable). Seul le cercle 3 nécessite une autorisation du préfet, conditionnée à la réalisation préalable de tirs d’effarouchement.
Les bovins et équins, quel que soit le cercle, et ayant mis en œuvre au moins une mesure de protection, peuvent aussi bénéficier d’une autorisation de tir.
Pour faire une déclaration de tir de défense en cercle 2, il faut prouver que son troupeau est protégé.
FAUX. La déclaration de tir de défense n’est plus conditionnée à la mise en place de moyens de protection pour les troupeaux ovins et caprins. La FNO recommande cependant aux éleveurs en cercle 2 de faire une déclaration, sans attendre un acte de prédation, pour être réactifs en cas d’attaque.
En cercle 3, il est désormais possible d’obtenir un tir de défense, ce qui n’était pas le cas avant.
VRAI. Les élevages en cercle 3 peuvent désormais obtenir un tir de défense, sous réserve de justifier d’une pression de prédation sur le troupeau et d’avoir réalisé des tirs d’effarouchement au préalable.
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La déclaration de tir de défense doit obligatoirement inclure les coordonnées de l’éleveur, la nature du troupeau et les lieux des opérations.
VRAI. La déclaration pour les cercles 0, 1 et 2 doit contenir :
- l’identité du bénéficiaire (nom, prénom, adresse, téléphone, email),
- la nature du troupeau concerné (ovins, caprins, équins, bovins),
- les moyens de protection (si mis en place),
- les lieux des opérations de tir (à proximité des troupeaux).
Pour le cercle 3, les éleveurs doivent fournir en plus :
- les éléments prouvant la pression de prédation,
- un compte-rendu des tirs d’effarouchement.
Un récépissé est délivré par le préfet et publié au recueil des actes administratifs.
Les tirs de défense peuvent être réalisés n’importe où, même dans les réserves naturelles.
FAUX. Les tirs de défense sont interdits dans :
- les réserves naturelles nationales (si leur création inclut la conservation de la faune sauvage),
- le cœur des parcs nationaux dont le décret interdit la chasse.
Ils sont autorisés à proximité immédiate des pâturages et parcours mis en valeur par l’éleveur.
Le loup doit être en train d’attaquer le troupeau pour pouvoir tirer.
FAUX. Le texte précise que le loup doit être à proximité du troupeau, mais pas forcément en position d’attaque.
Le registre de tir est supprimé avec les nouveaux arrêtés.
FAUX. Le registre de tir est maintenu. Les éleveurs doivent continuer à tenir un suivi des opérations.Les lunettes de vision nocturne (infrarouge passif) sont autorisées pour tous les éleveurs.
Les lunettes de vision nocturne (infrarouge passif) sont autorisées pour tous les éleveurs.
FAUX. L’utilisation de lunettes de tir à visée avec intensification de lumière ou infrarouge passif reste réservée aux agents de l’OFB et aux lieutenants de louveterie.
En cercle 2, la durée de validité d’un tir de défense est de 5 ans si l’élevage est protégé.
VRAI. La validité est de 5 ans pour les élevages protégés ou reconnus comme non protégeables (cercles 0, 1, 2) et de 2 ans pour les élevages non protégés (cercles 0, 1, 2) ou tous les élevages en cercle 3.
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La louveterie peut intervenir sans condition pour les élevages protégés.
VRAI. Pour les élevages protégés ou reconnus comme non protégeables, la louveterie peut intervenir sans condition. Pour les élevages non protégés (cercle 0, 1, 2 et 3), l’intervention de la louveterie est soumise à l’accord du préfet coordonnateur en cas de dommages exceptionnels.
La BMI (Brigade Mobile d’Intervention) peut intervenir sur un élevage non protégé, sans accord de l’éleveur.
FAUX. Pour les élevages non protégés (cercle 0, 1, 2 et 3), l’intervention de la BMI nécessite :
- l’accord du préfet coordonnateur,
- l’engagement de l’éleveur à mettre en place des mesures de protection dans les 12 mois.
On peut avoir jusqu’à 3 tireurs par lot pour un tir de défense.
VRAI… mais sous conditions.
La règle générale compte 2 tireurs maximum par lot. La présence de 3 tireurs est possible sur dérogeance du préfet de département (critères à préciser par instruction). En revanche, 1 seul tireur est autorisé en cœur de parc national (si le décret autorise la chasse).
Les tireurs doivent avoir suivi une formation OFB et être inscrits sur une liste tenue par le préfet.
Les autorisations de tir délivrées avant avril 2026 (anciens arrêtés) ne sont plus valables.
FAUX. Les autorisations délivrées sous les anciens arrêtés (2024 ou 2020) sont assimilées aux nouvelles déclarations/autorisations et restent valables pour la durée restante.
Le nouveau protocole de tir est applicable depuis le 1er avril 2026.
VRAI. L’application du nouveau protocole est effective depuis le 1er avril 2026.
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