TIEA : les élèves privés de concours au Salon de l'agriculture
2026 ne signifie pas seulement un Salon de l'agriculture sans bovins. Il signifie aussi un TIEA qui se joue dans les exploitations agricoles des lycées plutôt que sur un ring parisien. Les élèves du Legtpa de Saint-Chély-d'Apcher, inscrits en 2026, ont décidé de jouer le jeu jusqu'au bout.
2026 ne signifie pas seulement un Salon de l'agriculture sans bovins. Il signifie aussi un TIEA qui se joue dans les exploitations agricoles des lycées plutôt que sur un ring parisien. Les élèves du Legtpa de Saint-Chély-d'Apcher, inscrits en 2026, ont décidé de jouer le jeu jusqu'au bout.
Comme chaque année, les six élèves retenus ont commencé leur entraînement dès le mois de novembre. Parmi les animaux de l'exploitation, leur choix s'arrête sur Panama, concurrente qui avait mené une précédente équipe sur le podium, il y a quelques années.
Anthony Combes, Alexandre Durand, Maxence Durand, Guilhem Martin, Lucie Teissedre, Noélie Beudard et Thibault Belin, tous en première année de bac pro STAV et CGEA avaient envie de faire aussi bien que les promotions précédentes. Et de démontrer les savoir-faire lozériens au public parisien.
Las, les actualités sanitaires ont contrarié leurs plans avec l'annonce des organismes professionnels qu'aucun bovin ne serait présent au Salon de l'agriculture, cette année, une nouvelle confirmée par les organisateurs du Salon eux-même.
Mais ces derniers ont tout de même tenu à maintenir le TIEA, même si les modalités de tenue du concours allaient bien entendu, devoir être repensées. Et l'information est rapidement tombée : les élèves engagés avaient le choix d'abandonner pour retenter leur chance l'an prochain ou continuer. Pour continuer, les critères étaient simples : ils devaient se filmer, dans leurs écoles, en train de jouer les saynètes qu'ils auraient, de toute façon, présentées lors du concours.
C'est là-dessus qu'ils seront jugés par un jury, pour le Salon. Les élèves de Saint-Chély-d'Apcher ont fait le choix de continuer, et iront quand même passer quelques jours à Paris, consacrant deux jours au Salon et une journée à découvrir Paris. Sans Panama, qui restera sagement en Lozère. Et sans l'épreuve de contention, qui a donc été annulée pour cette année.
Les répétitions des sept élèves lozériens se sont donc concentrés sur le peaufinement de leur saynète, qui doit obligatoirement rentrer dans le thème choisi par les organisateurs du TIEA 2026 : L'élevage bovin et les systèmes d'élevage résilients.
Un thème large, qui permet d'aborder de nombreux sujets sous-jacents. « Sur l'exploitation du lycée », soulignent les élèves, « nous avons déjà des solutions pour améliorer la résilience. Donc, nous nous appuyons dessus pour montrer ce que l'on peut mettre en place ».
À travers l'histoire d'une transmission agricole entre grands-parents et petits-enfants, les élèves souhaitaient mettre en avant le territoire lozérien, expliquer le fonctionnement du lycée agricole, etc. Sans oublier de mettre Panama en vedette, bien entendu. Cette saynète est complétée d'une vidéo de 3'20, inspirée du jeu « un jour, une solution », pour montrer les solutions de résiliences déjà mises en place par le lycée de Saint-Chély-d'Apcher : séchage en grange, bien-être animal, prairies multi-espèces, etc.