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Thierry Roquefeuil, président du Cniel, passe le Lial MC au microscope

Le laboratoire d’analyses Lial MC d’Aurillac annonce un chiffre d’affaires de 6,4 M€ pour 2016 et emploie jusqu’à 95 salariés. Un développement important qui suscite l’intérêt du Cniel.

Thierry Roquefeuil, président du Cniel, Jean-Vincent Gauzentes, directeur du Lial MC, et Caroline Le Poultier, directrice du Cniel.
Thierry Roquefeuil, président du Cniel, Jean-Vincent Gauzentes, directeur du Lial MC, et Caroline Le Poultier, directrice du Cniel.
© J.-M. A

Le président du Centre national interprofessionnel de l’économie laitière (Cniel) était en visite sur Aurillac dernièrement. Accompagné de sa directrice générale Caroline Le Poultier, Thierry Roquefeuil a fait le tour du Lial Massif central, ressortant plutôt conquis de ce qu’il venait de voir et d’entendre. “Cela fait un moment que l’on souhait que quelqu’un vienne au Lial MC, un outil interprofessionnel, une OPA (organisation professionnelle agricole) au service essentiellement des producteurs de lait. Du fait des évolutions depuis de nombreuses années, de celles que l’on pressent et d’une restructuration continue, il est important de savoir comment s’organiser pour la suite, comment investir”, expliquait Jean-Vincent Gauzentes, directeur.

Cohérence sur la qualité et la traçabilité

“Il est important d’être ici pour continuer à porter toute la partie qualité/traçabilité du lait et des produits laitiers, qui sont quand même au cœur de l’interprofession, précisait Thierry Roquefeuil. Et cette logique, on veut l’avoir sur l’ensemble du territoire français, qu’il y ait une cohérence sur la qualité et l’analyse.” En fait, le Cniel aspire à anticiper l’avenir, l’évolution de la production, des territoires avec “de la déprise laitière à certains endroits, de la réorganisation, avec comme ici la montée en puissances des AOP... Nous devons avoir une vision globale de la ferme France car on sait qu’à l’export, ces éléments là sont primordiaux : les entreprises françaises exportent car le modèle laitier français est assis sur une qualité et une traçabilité des produits irréprochables avec les différentes analyses portées par les laboratoires interprofessionnels”. Dans ce cadre, le Cniel va lancer une étude sur l’ensemble des laboratoires interprofessionnels français. Cette visite était donc dirigée aussi pour suivre un exemple concret dans un laboratoire. “Nous n’avons pas d’autorité hiérarchique sur les laboratoires, indiquait Caroline Le Poultier. En revanche, on a une relation fonctionnelle très forte puisqu’avec les pouvoirs publics, au niveau national, on coordonne les méthodes d’analyses pour qu’elle soient faites de manière cohérente et uniforme.” Parmi les enjeux de l’interprofession, il y a également la garantie d’amélioration de la compétitivité de la filière. “Cela veut dire que tout en respectant une qualité optimale du lait et des produits laitiers et une sécurité sanitaire garantie, il s’agit d’abaisser les coûts pour les producteurs. Dans ce cadre, à la fois sur le volet technique que sur le volet financier, le conseil d’administration du Cniel a souhaité se poser pour la première fois depuis de nombreuses années et avoir une photo des performances des douze laboratoires sur le territoire national.” Conscient que chaque labo a évolué de manière différente, l’interprofession cherche à savoir comment chacun a avancé, “au gré des évolutions des productions et de la transformation laitière. On voudrait esquisser des pistes un peu communes, mais également spécifiques en fonction du cadre de chacun”. Ce sont pour ces différentes raisons que le Cniel a lancé une étude sur les douze labos visant “à la fois à nous faire des propositions sur le plan national, faire évoluer notre cadre national d’harmonisation des pratiques ; et à la fois des propositions individuelles car chaque labo a une histoire, un contexte territorial, des projets...” Et il faut dire que côté découvertes, spécificités et projets, le Cniel a été servi par le Lial MC. Chantal Cor, présidente, a rappelé l’importance du laboratoire sur le Cantal et du choix fait il y a 30 ans, celui “de la diversification”. “Le nombre des producteurs baissant, la ressource baissait. Il fallait trouver une solution.” Choix payant. Le Lial affiche aujourd’hui un chiffre d’affaires de 6,4 M€, emploie 95 salariés, couvre une dizaine de départements et réalise des millions d’analyses par an.

 

Plus d'infos à lire cette semaine dans L'Union du Cantal.

Droits de reproduction et de diffusion réservés.

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