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Thierry Cubizolles, président de l'APIV Auvergne

«L'association est là pour redonner confiance aux éleveurs dans leur production et dans leur avenir»

Thierry Cubizolles président de l'APIV Auvergne
Thierry Cubizolles président de l'APIV Auvergne
© HLP

En tant que nouveau président, quelles sont vos priorités d'action pour l'APIV Auvergne ?
Thierry Cubizolles : L'APIV est une association d'éleveurs indépendants ; c'est à dire que ces derniers choisissent leurs débouchés. Et la priorité c'est d'accompagner au mieux les éleveurs dans les filières qu'ils auront choisies. L'association est là pour les aider à répondre aux volontés de ces filières (en terme de qualité de produits...). L'autre priorité c'est d'aider les éleveurs à être plus performants sur le plan économique et ce par le biais de l'appui technique. Nous sommes aussi là pour les aider à produire davantage d'agneaux en vue de répondre à la demande actuelle.
L'un de nos objectifs consiste aussi à fédérer les négociants et les éleveurs et à recréer du lien avec les villes de Saugues et du Monastier qui organisent toutes deux des marchés aux ovins.
Il s'agira également de faire connaître l'APIV Auvergne en dehors des limites de la Haute-Loire ; l'association détient une reconnaissance sur l'ensemble de l'Auvergne, nous devons donc mettre les moyens pour être présents dans les 4 départements.

Quels sont les besoins des adhérents de l'APIV Auvergne ?
Thierry Cubizolles : Les éleveurs ont besoin d'un accompagnement technique dans les domaines suivants : sanitaire, alimentaire, adaptation au marché, saisonnalité. Ils ont également besoin d'un appui sur le plan administratif (déclaration d'aide), ou en matière de construction et d'aménagement intérieur de bâtiment d'élevage. L'APIV Auvergne joue aussi la carte du collectif en proposant des formations et des temps d'échanges entre ses adhérents.
L'association est là pour redonner confiance aux éleveurs dans leur production et dans leur avenir.

Dans quel sens l'accompagnement de l'APIV Auvergne doit-il évoluer selon vous ?
Thierry Cubizolles : L'accompagnement financier de l'appui technique établi par FranceAgrimer pose problème à l'heure actuelle. Les plans d'accompagnement technique établis au niveau régional sont préalablement soumis à l'avis de la DRAAF. Si son avis est favorable les plans doivent ensuite être validés par FranceAgrimer. Or, cet organisme ne donne pas toujours son aval en particulier sur la question de la saisonnalité de la  production. Se pose aujourd'hui le problème de savoir qui va payer le suivi technique ? C'est une question que l'APIV Auvergne et toutes les structures ovines vont devoir se poser.

Quels sont les projets de l'APIV Auvergne ?
Thierry Cubizolles : L'APIV entend s'implanter encore davantage sur le territoire auvergnat.  Le potentiel de développement est important ; ainsi en Haute-Loire, plus de 60% des brebis sont dans une Organisation de Producteurs, et les 40% restants ne sont ni en association ni en coopérative ; on se doit d'apporter un accompagnement à ces élevages. Pour ce faire, l'association sera représentée sur toutes les grandes manifestations de portée régionale ; au Sommet de l'Elevage l'APIV aura son propre stand, tout comme au forum ovin dans le cadre des ovinpiades mondiales à Bonnefont. Nous participerons aussi aux journées techniques ovines régionales.


Propos recueillis par Véronique Gruber

 

A lire également dans votre journal du vendredi 5 septembre 2014 :
"APIV Auvergne : L'association évolue mais garde toutes ses valeurs.

135 éleveurs ovins et une quinzaine d'acheteurs adhèrent à cette organisation de producteurs non commerciale dont la zone de reconnaissance s'étend sur toute l'Auvergne."

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