Tech Ovin une belle édition en perspective
Le salon du mouton ouvrira ses portes dans moins d’une semaine. Le président de l’APOSNO, association organisatrice détaille les grands thèmes qui seront abordés à Tech Ovin.
Le salon du mouton ouvrira ses portes dans moins d’une semaine. Le président de l’APOSNO, association organisatrice détaille les grands thèmes qui seront abordés à Tech Ovin.

Tech Ovin ouvre ses portes dans quelques jours, comment se porte la filière ovine ?
Guillaume Metz. En France, aujourd’hui, nous produisons 47 % de la consommation d’agneau, il y a donc de la place pour l’agneau français. Cependant, on doit faire face à une consommation en dents de scie et ès à présent, on sait que l’on va manquer d’agneau en octobre-novembre-décembre. Il faut que la filière s’organise pour un approvisionnement optimal toute l’année. La consommation évolue et nous travaillons aussi sur cet aspect avec notre campagne « Nos clients changent, changeons l’agneau ». On doit aller vers de nouvelles façons de découper et de consommer.
Il faut produire plus et mieux avec plus d’éleveurs, plus de brebis et plus de technicité.
C’est l’ambition des actions proposées dans le cadre du programme Innovin qui sera présenté sur le ring du salon par Interbev Ovins mercredi à 17 h 30. La filière ovine se porte bien, les cours se maintiennent, c’est le moment d’agir.
Cette nouvelle édition est aussi l’occasion de passer des messages, de quoi sera-t-il question au salon ?
GM. Cette année nous avons voulu mettre l’accent sur le sanitaire avec le tout nouveau pôle santé. Bien sûr, la FCO est toujours présente et les éleveurs ont pu bénéficier de vaccins contre les sérotypes 3 et 8 et j’encourage tous les éleveurs à vacciner mais nous avons voulu aller plus loin. La santé et la prévention sont les préoccupations n° 1 des éleveurs. La biosécurité également est essentielle. Le président de Région sera présent à Tech Ovin. Il porte depuis longtemps le projet d’ouverture d’une école vétérinaire à Limoges. La filière y est tout à fait favorable d’autant que nous avons sur le territoire des structures d’excellence : le Pôle de Lanaud, la ferme de Moussours, le Ciirpo… D’autre part, L’ADN du salon a toujours été l’installation et la transmission. Il y a des fermes à reprendre aujourd’hui. La production ovine n’a jamais été aussi vertueuse et nous souhaitons montrer à tous et en particulier aux 1 000 jeunes attendus à Tech Ovin, une belle vitrine de l’élevage ovin. Nous avons aussi besoin de cohésion, besoin de nous retrouver et de promouvoir notre territoire.
D’autres sujets seront-ils évoqués ? La prédation ? La localisation du futur Tech Ovin ?
GM. J’étais présent début août sur le Plateau de Millevaches pour la manifestation organisée pour défendre l’élevage en plein air. Évidemment, la filière se tient aux côtés des éleveurs car la prédation menace toute la filière. Actuellement, je le répète, la présence du loup est incompatible avec un système d’élevage herbager. Un ancien slogan disait « les brebis façonnent les paysages que vous aimez ». Pas le loup. Il faut maintenir la production sur nos territoires, ce ne sont pas des terrains de jeu. Pour le futur salon, les discussions sont ouvertes. Nous atteignons maintenant les 300 exposants et notre ambition est de proposer encore davantage de démonstrations, toujours dans un espace en plein air et toujours dans le bassin de production. La balle est désormais dans le camp des élus locaux.
P. Dumont
Manifestation Millevaches : une démonstration de force contre le loup