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Syndicat montbéliard : "Cet été, avoir des vaches nous a coûté cher"

Le syndicat des éleveurs du Cantal s'est réuni en assemblée générale le 15 septembre chez David Besseyre à Apchon.

Les éleveurs montbéliard adhérents au syndicat se sont réunis chez David Besseyre à Apchon. Malgré les difficultés conjoncturelles, la participation aux concours reste bonne avec des animaux de qualité.
Les éleveurs montbéliard adhérents au syndicat se sont réunis chez David Besseyre à Apchon. Malgré les difficultés conjoncturelles, la participation aux concours reste bonne avec des animaux de qualité.
© C. J./APAP

"Aujourd'hui, nous sommes dans un dérèglement climatique et je crois que nous sommes aussi dans un dérèglement politique total", a déclaré Jean-Michel Cussac, le président du syndicat des éleveurs montbéliard du Cantal lors de l'assemblée générale du 15 septembre à Apchon. Loups, vautours, rats taupiers, inflation, sécheresse,... "Nous subissons, nous sommes là à faire le dos rond, et pour couronner le tout, on construit de grandes usines pour transformer le lait que l'on oublie de nous payer à sa juste valeur !, a poursuivi le président. Aujourd'hui, je me demande si cet hiver, on ne va pas devenir de meilleurs producteurs de steaks hachés que de lait ! Ça va devenir dramatique si on ne fait rien..."

Le lait ne paye pas
Difficile d'accepter un prix payé inférieur d'une centaine d'euros au marché européen alors que les charges explosent. "Au niveau de la trésorerie, c'est l'horreur, confirme David Besseyre. Cet été, avoir des vaches nous a coûté cher." C'est sur son exploitation que le syndicat a décidé de réunir son assemblée générale : 115 hectares, 60 vaches, 90 génisses, 480 000 litres de lait dont 110 000 l livrés en laiterie, le reste transformé en salers et en cantal AOP. "On a dû arrêter la fabrication de salers au 15 août faute d'herbe et on n'a pas pu reprendre, c'est un manque à gagner", a indiqué l'éleveur.
Dans la conduite de son exploitation, l'éleveur recherche l'autonomie fourragère et la valeur nutritive des fourrages pour tamponner le surcoût de l'aliment. Au niveau génétique, "on essaie de travailler la solidité et les qualités de mamelle. Et au niveau de la qualité du lait, je regarde le lait apporté par les taureaux et l'équilibre entre TB et TP par rapport à la fabrication du fromage." Les résultats sont au rendez-vous à tous les niveaux : production de 8 834 litres de lait par vache et par an, 37,1 de TB et 33,5 de TP et cette année, médaille d'or en fromage AOP salers au Concours général du Salon de l'agriculture à Paris et 2e prix de section au Montbéliard Prestige à Besançon avec Plusbelle. Car malgré les difficultés conjoncturelles, "les éleveurs ont envie de sortir, ils en ont marre de rester dans leur contexte", remarque Jean-Michel Cussac. La participation aux différents comices et manifestations organisées par le syndicat a été bonne, ainsi que la qualité des animaux présentés. Journées laitières à Saint-Mamet, Miss à Chalinargues, comice du Haut-Cantal à Condat, comice de Chaussenac, comice de la cité des vents à Pierrefort, comice de Massiac...

Succès lors des concours
Le prochain rendez-vous est le concours interrégional au Sommet de l'élevage : un premier tri a retenu 35 vaches, il y en aura 22 à l'arrivée pour 15 élevages cantaliens représentés. "Le syndicat essaie de faire son maximum pour prendre les frais à sa charge afin que ça coûte le moins d'argent possible aux éleveurs", indique le président. Dans les évènements à venir en 2023, à noter le concours des Miss laitières départementales sur le canton de Mauriac autour du 15 avril et les Journées laitières départementales les 2 et 3 septembre à Massiac.

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