Syndicalisme : la FDSEA lance sa nouvelle mandature
Le 6 mars, Emmanuel Lissajoux a réuni le premier Conseil d’administration de la nouvelle mandature, quelques jours après son élection lors de l’Assemblée générale. Ce Conseil d’administration revêtait également un caractère électif, avec à l’ordre du jour l’élection du nouveau Bureau de la FDSEA pour les trois années à venir.
Le 6 mars, Emmanuel Lissajoux a réuni le premier Conseil d’administration de la nouvelle mandature, quelques jours après son élection lors de l’Assemblée générale. Ce Conseil d’administration revêtait également un caractère électif, avec à l’ordre du jour l’élection du nouveau Bureau de la FDSEA pour les trois années à venir.
Candidat à sa propre succession, Emmanuel Lissajoux a été réélu à l’unanimité à la présidence de la FDSEA, tout comme Marie-France Forest au poste de secrétaire générale. Une marque de confiance forte des administrateurs pour poursuivre le travail engagé au service des agriculteurs du département.
Une mandature placée sous le signe de la transformation
Cette première réunion de mandature a également été l’occasion de présenter aux administrateurs le chantier de transformation lancé par le réseau FNSEA. Au cœur de cette démarche : la mise en place d’un contrat d’adhésion définissant clairement les droits et devoirs de chaque échelon du réseau, afin de renforcer la cohérence et l’efficacité de l’action syndicale.
L’objectif est simple et ambitieux : consolider un syndicalisme de proximité, structuré et capable de porter efficacement la voix des agriculteurs, dans un contexte où les défis économiques, environnementaux et sociétaux se multiplient », rappelle Daniel Couderc, vice-président de la FDSEA et administrateur à la FNSEA.
Une actualité syndicale dense
Le Conseil d’administration a également permis de faire un point sur plusieurs dossiers majeurs de l’actualité agricole. Concernant la loi d’urgence agricole, le calendrier est désormais connu : présentation en Conseil des ministres début avril, examen à l’Assemblée nationale en mai, puis au Sénat en juin. Pour le réseau FNSEA, ce texte devra apporter des réponses concrètes et rapides aux difficultés rencontrées sur le terrain.
Sur le plan international, la décision de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen d’engager la mise en œuvre provisoire de l’accord UE–Mercosur a été vivement dénoncée par le réseau syndical.
C’est une provocation inacceptable et un véritable déni démocratique » a fustigé le Président de la FDSEA,
rappelant que cette décision impose une concurrence déloyale supplémentaire aux producteurs européens.
Autre sujet de préoccupation : la question du loup. Si le Gouvernement a récemment publié de nouveaux textes,
ils restent très loin des attentes de la profession, alors même que la pression sur les élevages ne cesse de s’intensifier », regrette Marie-France Forest.
Sur le dossier de l’eau, la décision du Conseil d’État d’annuler l’arrêté de juillet 2024 relatif aux retenues d’eau, au nom du principe de non-régression environnementale, inquiète également la profession. Pour la FDSEA, une réponse législative rapide et ambitieuse est indispensable, notamment dans le cadre de la future loi d’urgence agricole, « afin de corriger les effets pervers d’un principe qui bloque aujourd’hui toute possibilité de produire ».
Des combats syndicaux qui portent leurs fruits
Au niveau régional, la FDSEA a dénoncé la politique menée par la Région Nouvelle-Aquitaine sur le PCAE. Deux courriers ont été adressés à Alain Rousset, président de la Région, ainsi qu’au préfet Berton, avec copie au préfet de Région, au président de la FNSEA Nouvelle-Aquitaine et au président de la Chambre régionale d’agriculture de Nouvelle-Aquitaine.
La FDSEA dénonce « une orientation des aides régionales qui favorise l’importation plutôt que la production nationale ».
Un rendez-vous est désormais attendu avec Jean-Pierre Raynaud, vice-président de la Région en charge des questions agricoles.
Par ailleurs, plusieurs actions syndicales ont récemment abouti.
La réintroduction du produit phytosanitaire Movento pour la protection des vergers de pommiers a été obtenue à la suite d’un courrier adressé par la FDSEA 19 à la ministre de l’Agriculture », s’est félicité Christophe Dos Santos, secrétaire général adjoint.
Autre avancée concrète : le report au 16 avril de l’interdiction de taille des haies, obtenu après une demande formulée par la FDSEA 19 auprès du préfet.
Un séminaire de mandature pour fédérer l’équipe
Le président Emmanuel Lissajoux a également présenté le programme du séminaire de mandature prévu les 24 et 25 mars prochains. Ce rendez-vous doit permettre de prendre un temps collectif structurant afin de fédérer les élus, partager une culture syndicale commune et poser les bases d’un projet de mandature clair, cohérent et mobilisateur.
Organisation des collectes agricoles
Les administrateurs ont par ailleurs validé les calendriers des différentes collectes organisées par la FDSEA, notamment pour les plastiques agricoles, les ficelles et les filets, afin d’accompagner les exploitants dans la gestion et le recyclage de ces déchets.
Une équipe mobilisée pour les agriculteurs
Pour Emmanuel Lissajoux et l’équipe nouvellement élue, cette mandature s’ouvre dans un contexte exigeant pour l’agriculture. La FDSEA entend poursuivre son engagement au plus près du terrain, pour défendre les agriculteurs et porter leurs attentes auprès des pouvoirs publics. Une priorité demeure : un syndicalisme utile, rassemblé et ancré dans les réalités des exploitations.