Syndicalisme : Assemblée générale 2026 de la FDSEA – un syndicalisme de résultats, tourné vers l’avenir
Le 27 février 2026, la FDSEA 19 tenait son Assemblée générale annuelle. Une édition particulière, marquée par le renouvellement des instances syndicales, de la commune jusqu’au national, dans un contexte agricole toujours exigeant, mais aussi porteur de perspectives collectives.
Le 27 février 2026, la FDSEA 19 tenait son Assemblée générale annuelle. Une édition particulière, marquée par le renouvellement des instances syndicales, de la commune jusqu’au national, dans un contexte agricole toujours exigeant, mais aussi porteur de perspectives collectives.
Une matinée de travail et de responsabilités
La matinée s’est déroulée à huis clos, consacrée aux temps statutaires. Les adhérents ont notamment validé une modification des statuts afin d’intégrer pleinement la féminisation des instances, illustrant la volonté d’un syndicat moderne, représentatif et en phase avec son temps. Le rapport financier, ainsi que les rapports des sections et commissions, ont ensuite été présentés, témoignant d’une FDSEA active, structurée et présente sur l’ensemble des dossiers agricoles corréziens.
Un réseau syndical qui agit et qui obtient
Après un repas convivial, l’après-midi s’est ouverte avec l’accueil des invités et la diffusion du rapport d’activité en vidéo. Un support volontairement tourné vers l’action, que la Secrétaire générale de la FDSEA a tenu à replacer dans son sens politique : « Ce n’est pas un film souvenir. C’est la preuve que, quand le réseau FNSEA agit, il obtient des résultats. »
Dans une intervention mobilisatrice, Marie-France Forest a rappelé que
les avancées fiscales, sociales, réglementaires ou économiques ne sont pas tombées du ciel ; elles sont le fruit d’un travail de fond, de négociations exigeantes et de mobilisations responsables. »
Elle a également souligné la force du réseau :
Notre force, c’est d’abord notre réseau. Un réseau structuré, de la commune à Paris, capable de faire remonter les réalités du terrain et de les transformer en décisions concrètes. »
Avant de rappeler l’ADN syndical de la FDSEA et du réseau FNSEA : « Seul, on subit. Ensemble, on pèse. Nous ne sommes pas dans l’opposition systématique, mais dans la construction de solutions. Nous refusons la facilité, les postures et le populisme. »
Enfin, elle a insisté sur l’importance de l’adhésion et de l’engagement :
Cotiser, ce n’est pas régler une facture. C’est investir dans sa défense. Plus nous sommes nombreux, plus nous sommes légitimes. Plus nous sommes unis, plus nous sommes entendus. »
Une année élective pour construire la mandature
Dans son discours, le Président de la FDSEA est revenu sur l’intensité de l’action syndicale : « Cette deuxième année de présidence n’a pas été plus calme que la première. Les défis sont toujours là, et notre mission reste la même : défendre l’agriculture sans céder ni à la facilité ni au bruit médiatique. »
Il a salué le renouvellement du Conseil d’administration, soulignant la valeur de l’engagement syndical :
Prendre des responsabilités syndicales, ce n’est jamais anodin. C’est donner du temps, de l’énergie, parfois au détriment de son exploitation. C’est un engagement au service des autres. »
Ce renouvellement est, selon lui, un signal positif : « Un syndicat qui ne se renouvelle pas est un syndicat qui s’affaiblit. Nous faisons le choix inverse : celui du dynamisme et de la responsabilité. »
Un séminaire de travail réunira le nouveau Conseil d’administration les 24 et 25 mars, avec un objectif clair : définir un projet de mandature, une feuille de route stratégique, cohérente et assumée.
Revenu et moyens de production : des lignes rouges
Emmanuel Lissajoux a rappelé avec force la priorité absolue du revenu :
Sans revenu, il n’y a ni investissement, ni transmission, ni attractivité du métier. Le revenu n’est pas un privilège : c’est la condition de survie de nos exploitations et de nos territoires. »
Sur les moyens de production, le message est sans ambiguïté : « On ne produit pas avec des slogans. On produit avec de l’eau, des bâtiments, des outils et des solutions techniques efficaces. Produire n’est pas un gros mot. »Restreindre ces moyens tout en parlant de souveraineté alimentaire est une incohérence que la FDSEA refuse.
PCAE : refuser l’exclusion et la décroissance imposée
Sur le PCAE, la FDSEA a dénoncé une logique d’exclusion qui réserve les aides à une minorité d’exploitations. Le Président a rappelé la position de la FDSEA : « Chaque agriculteur, qu’il soit installé depuis deux ans ou vingt ans, qu’il soit bio ou conventionnel, mérite d’être soutenu pour continuer à produire. » Et de conclure : « La souveraineté alimentaire ne se décrète pas. Elle se construit avec des investissements ouverts à tous. »
La FDSEA porte ainsi une proposition forte : faire évoluer le PCAE vers un Plan de Compétitivité et de Production Agricole pour la Souveraineté Alimentaire, recentré sur l’acte de produire.
Prédation : un dossier emblématique
Le dossier de la prédation illustre un syndicalisme efficace et responsable. Travail de fond, données chiffrées, interpellations jusqu’au plus haut niveau de l’État : « Les avancées obtenues ne sont pas le fruit du hasard. Elles sont le résultat d’un travail acharné, méthodique et constant. Quand la FDSEA s’engage, elle ne lâche rien ! »
Un syndicalisme de solutions
La ligne syndicale est réaffirmée : « pas de slogans, pas de buzz, mais des propositions concrètes, portées 365 jours par an, sur le terrain comme dans les instances. » C’est cette constance qui permet d’obtenir des résultats tangiblespour les agriculteurs corréziens.
Des interventions convergentes en clôture
En clôture de l’Assemblée générale, plusieurs prises de parole ont rappelé avec force l’importance du collectif et de l’action concertée au service de l’agriculture corrézienne.
Antoine Brousse, Président des Jeunes Agriculteurs de la Corrèze, a souligné la complémentarité indispensableentre les deux réseaux syndicaux, rappelant que « les JA sont plus forts avec la FDSEA » et affirmant, avec conviction, qu « aujourd’hui plus qu’hier, et moins que demain, l’intérêt de notre collaboration est une évidence ».
Daniel Couderc, Président de la Chambre d’agriculture, a quant à lui appelé à restaurer la fierté du métier et à faire évoluer l’image de l’agriculture, plaidant pour
une vision plus positive et plus entrepreneuriale » et pour un discours recentré sur l’économie et la production.
François Hollande, député de la Corrèze, est revenu sur les enjeux de souveraineté alimentaire et de compétitivité, insistant sur la nécessité de produire pour les marchés intérieur et extérieur et rappelant que
le principe de précaution n’interdit pas le principe d’innovation », condition essentielle pour sécuriser et renforcer les productions agricoles.
Enfin, Hélène Rome, Vice-présidente du Département, a réaffirmé le soutien de la Corrèze à son agriculture, soulignant que « l’agriculture est un pan essentiel de l’économie corrézienne » et saluant la FDSEA comme
une force de propositions reconnue et appréciée dans le dialogue
avec les collectivités ».
Une FDSEA mobilisée
Cette Assemblée générale l’a confirmé : la FDSEA 19 reste unie, renouvelée et déterminée. Défendre le revenu, le droit de produire et la souveraineté alimentaire n’est pas une option : c’est une mission.