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Bovins
Stress thermique chez les bovins : Mieux le connaître pour s’adapter

Les fortes chaleurs observées ces dernières semaines ont des conséquences sur les animaux. Voici quelques lignes pour en savoir un peu plus.

Le stress thermique correspond à une hyperthermie. Cela signifie que les animaux n’arrivent plus à réguler eux-mêmes leur température corporelle. 

À partir de quand le stress thermique gêne mes animaux ? 

Ce stress thermique se mesure grâce à un indicateur spécifique nommé THI : Température Humidity Index.  Il s’agit d’un croisement entre des données de Température (en °C) et des données d’humidité (% d’humidité relative). 

Cet indicateur correspond à un stress réellement ressenti par l’animal. Cette équation permet d’identifier les différents seuils d’alertes qu’on retrouve sur le schéma. 

Des observations complémentaires du troupeau peuvent également alerter l’éleveur, comme la station « debout » prolongée ou le positionnement dans la parcelle ou le bâtiment, ainsi que la fréquence respiratoire. Par exemple, au seuil de 70 respirations par minute, il est fort possible que le bovin ne parvienne plus à réguler sa température corporelle. 

Le seuil d’alerte arrive lorsque 10 % des vaches sont en hyperventilation. Pour les animaux en bâtiment sur la période estivale, il est possible d’établir un diagnostic au travers de différentes mesures (température, hygrométrie, vitesse du vent, etc…). Ceci permet de rechercher les pistes d’amélioration potentielle à mettre en œuvre pour améliorer le confort des animaux

Qu’est-ce que cela entraîne ? 

Le confort thermique est un facteur important pour des animaux en bonne santé et productifs. Le schéma met en lumière les incidences que peuvent avoir les fortes chaleurs sur les animaux. Ces effets peuvent aller d’une simple baisse de production, jusqu’à la mort de l’animal. Une fois le pic de stress atteint, les incidences dans l’organisme des animaux, peuvent se ressentir pendant plusieurs mois. 

Quelles sont les pistes d’actions que je peux envisager ? 

Face à ce phénomène, il est important de mettre en place des actions visant à minimiser l’impact de ces fortes chaleurs : 

=> De l’eau disponible en qualité et quantité pour couvrir des besoins pouvant aller jusqu’à 200 litres par jour pour une vache laitière 

=> De l’ombre à disposition sur les parcelles. 

=> Une adaptation de la complémentation alimentaire selon les types de production : 

En système allaitant pâturant, complémenter les animaux avec de l’enrubannage (si le stock le permet) pour compléter la pâture d’herbe sèchante.  

En système laitier : 

- Privilégier la distribution de la ration le soir pour limiter les échauffements, 

- Concentrer la ration en énergie et protéines sans la déséquilibrer pour compenser la baisse de consommation, 

- Réduire le risque de déviation fermentaires (acidose) en substituant une partie d’amidon de maïs au profit d’ensilage d’herbe (apport d’énergie par la cellulose plutôt que par l’amidon), 

- Augmenter la Balance Alimentaire Cation Anion (BACA) jusqu’à 250 ou 300 meq/kg matière sèche par l’apport de Sodium et potassium (sauf pour les vaches en préparation vêlage) pour limiter l’incidence de l’acidose métabolique induite par les fortes chaleurs. 

=> En bâtiment, rafraîchir les animaux du mieux possible : 

- Au niveau du parc d’attente de la salle de traite par la mise en place de douches (préférer un arrosage à grosses gouttes et basse pression (1 l/minute) associé à une ventilation suffisante, 

- Prévoir également une aire de couchage adaptée, une réduction du rayonnement direct et indirect du soleil. 

Le pôle élevage de la Chambre d'agriculture se tient à votre disposition si besoin - Contacts : Régis Destruel 07 63 45 22 84 ou Christophe Capy – Chargé de missions - Pôle production Animale Ruminants - Filières Bovins Viande et Bovins lait - Animateur Réseau INOSYS BV - 07 63 45 22 82 

Article réalisé dans le cadre du programme PRDAR. 

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