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Stratégie nationale biodiversité : un chantier à poursuivre

La secrétaire d'État à la biodiversité Bérangère Abba a présenté une version partielle de la future Stratégie nationale biodiversité 2030, dont l'élaboration se poursuivra après la présidentielle. Si l'approche n'est pas sectorielle, l'agriculture sera concernée par de nombreuses mesures, dont une protection renforcée des sols, mais également un chantier sur les subventions dommageables et la fiscalité pollueur-payeur.

La secrétaire d'État à la biodiversité Bérangère Abba a présenté une version partielle de la future Stratégie nationale biodiversité 2030, dont l'élaboration se poursuivra après la présidentielle. Si l'approche n'est pas sectorielle, l'agriculture sera concernée par de nombreuses mesures, dont une protection renforcée des sols, mais également un chantier sur les subventions dommageables et la fiscalité pollueur-payeur.
La secrétaire d'État à la biodiversité Bérangère Abba a présenté une version partielle de la future Stratégie nationale biodiversité 2030, dont l'élaboration se poursuivra après la présidentielle. Si l'approche n'est pas sectorielle, l'agriculture sera concernée par de nombreuses mesures, dont une protection renforcée des sols, mais également un chantier sur les subventions dommageables et la fiscalité pollueur-payeur.
© Gabriel Omnès/Illustration

« Je partage avec les acteurs le sentiment que nous avons encore un peu de travail », a plaidé Bérangère Abba devant la presse le 15 mars lors de la présentation de la Stratégie nationale biodiversité 2030. Car malgré dix-huit mois d'échanges au niveau local comme national, les associations avaient dénoncé en février l'empressement du gouvernement à publier la stratégie avant la présidentielle, estimant qu'elle n'était pas aboutie sur les indicateurs et les financements.
Le document présenté le 15 mars et ses 72 mesures seront donc « amendés au lendemain de la Cop15 fin août », prévoit la secrétaire d'État, espérant mieux prendre en compte les indicateurs qui émergeront de ces négociations internationales. Mais les éléments du rapport de 68 pages transmis à la presse ont bien été « bleuis », c'est-à-dire validé par Matignon, a assuré la secrétaire d'État. De nombreuses pistes en sont encore cependant à l'état de brouillon politique, sans calendrier précis ni chiffrage.
Pour les premières mesures déployées dès 2022, afin de lutter contre les espèces envahissantes et l'artificialisation des sols ou restaurer des zones humides, la secrétaire d'État a rappelé avoir déjà obtenu 5 millions d'euros du fonds d'amorçage via la loi de finances 2022. Un montant bien inférieur aux 600 millions d'euros annoncés par Nicolas Hulot lors de la présentation de son plan biodiversité à l'été 2018. « Le plan Biodiversité de Nicolas Hulot était une annonce dans laquelle il agrégeait des budgets. Je peux le faire aussi en comptant le financement des Agences de l'eau, de l'OFB, et on est déjà bien au-delà des 600 millions », a déclaré Bérangère Abba.

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