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Stéphane Travert manque d’arguments, faute de budget

La présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a renouvelé, lors du congrès de son syndicat à Tours les 27, 28 et 29 mars, son soutien à la réforme des relations commerciales en cours et s’est félicitée des inflexions récentes du gouvernement sur le sujet des pesticides.

© Actuagri

Le congrès de la FNSEA, qui s’est tenu à Tours (37) du 27 au 29 mars, se situe dans la continuité des débats qui ont eu lieu autour de la dernière loi de finances en septembre, à l’issue desquels le syndicat s’était insurgé contre la réforme des cotisations sociales portée par le gouvernement dont il estime qu’il coûterait 100 millions d’euros aux agriculteurs.
À Tours, le ministre de l’Agriculture Stéphane Travert semblait une nouvelle fois mis, par son gouvernement, dans l’incapacité de répondre budgétairement aux attentes de la FNSEA, qui demande, sous divers moyens, que l’on redonne des latitudes financières aux exploitations françaises, pour être plus compétitives et investir. Sur l’assurance récolte, la présidente de la FNSEA demandait que la France utilise la possibilité donnée par le règlement européen Omnibus d’abaisser le seuil de déclenchement subventionnable à 20 % et augmenter le taux d’aide jusqu’à 70 %.

Stéphane Travert : « Toutes ces demandes ont un coût »
Le ministre de l’Agriculture a expliqué qu’il entendait bien cette demande mais ne donnerait pas suite aux demandes récurrentes sur l’abaissement des seuils de déclenchement de l’assurance récolte ou le rehaussement des taux de subvention. « Toutes ces demandes ont un coût, a-t-il expliqué. Je ne donnerai pas suite aux demandes formulées dans le cadre de cette période de programmation ». Déception de la FNSEA : « Cela n’a pas un coût exorbitant, il faut le mettre en œuvre pour la prochaine campagne », insiste Christiane Lambert.

 

 

Suite de l'article à lire dans le Réveil Lozère n°1454, du 5 avril 2018, en page 3.

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