Aller au contenu principal

Interview
Statut du chef d’exploitation : « une définition pour accueillir »

Jean-Bernard Bayard, vice-président de la FNSEA, rapporteur du volet statut de l’agriculteur du rapport d’orientation.

Jean-Bernard Bayard, vice-président de la FNSEA.
Jean-Bernard Bayard, vice-président de la FNSEA.
© Actuagri

L’exploitation familiale des années 60 n’est plus le schéma dominant. La multiplication des statuts fiscaux et sociaux conduit à définir l’agriculteur professionnel quelles que soient les modalités d’exercice de son métier et de ses choix d’organisation.

 

Pourquoi faut-il donner un statut à l’agriculteur ?
Jean-Bernard Bayard : Les situations évoluent avec le temps. Le schéma de l’agriculteur chef d’exploitation avec son épouse a vécu. Certes l’exploitation familiale n’a pas disparu mais elle ne couvre plus la totalité des situations. Le meilleur exemple en est certainement le développement des agriculteurs salariés de leur propre entreprise et qui sont considérés, par la MSA, comme des salariés et non comme des chefs d’exploitation. La plupart du temps ils sont écartés des aides publiques qui peuvent être accordées à l’installation ou à l’investissement par exemple. Il en est de même des petits exploitants sur des superficies inférieures à une demi-SMI et sur laquelle ils ont développé de véritables activités professionnelles. Certes ils acquittent une cotisation de solidarité à la MSA mais ne sont pas considérés comme agriculteurs. À cela s’ajoute le développement de la pluriactivité qui n’est plus un phénomène marginal. L’agriculteur pluriactif est-il agriculteur ou pas ? A priori, rien ne s’oppose à ce qu’une personne qui réalise des activités agricoles puisse avoir à coté une ou plusieurs autres activités. Reste à savoir s’il répond aux critères de la définition de l’agriculteur telle que nous l’entendons.

 

Sur quels critères accle statut d’agriculteur ?
J.-B. B. : Si l’objectif consiste à définir des agriculteurs professionnels, le critère social, nous l’avons vu, n’apparaît pas le plus pertinent. La première condition à remplir, à mon avis, est l’absence de lien de subordination de l’exploitant. C’est-à-dire qu’il doit être en mesure de piloter son entreprise en toute indépendance, qu’il soit salarié ou pas. Tout le monde s’accorde, également, sur le fait qu’une activité ne présente un caractère professionnel qu’à condition de revêtir une certaine importance. Celle-ci peut être appréciée non par le temps de travail mais par le chiffre d’affaires ou le revenu dégagé par exemple, en tout cas, à partir d’une réalité économique. Nous sommes également attachés à ce que l’agriculteur puisse justifier d’une capacité professionnelle, un diplôme ou une expérience dont les modalités seront encore à définir.

 

[...]

La suite est à lire dans la Creuse agricole et rurale du 28 mars 2013.

Les plus lus

Une jeune agricultrice corrézienne au cœur de l’engagement syndical

À 26 ans, Camille Privat incarne une nouvelle génération d’agriculteurs, alliant passion pour la terre, diversification des…

vaches laitières du GAEC Archer
Traite rotative : le GAEC Archer mise sur un ROTO pour gagner en efficacité

À Cérilly, le GAEC Archer a investi dans une salle de traite rotative afin d’améliorer l’organisation du travail et d’…

Sodiaal et surproduction laitière : « notre priorité reste la stabilité du prix pour nos sociétaires »

Retour sur une année 2025 marquée par une collecte en demi-teinte et des perspectives 2026 sous tension. Entretien avec Jérôme…

Le 24 avril, les prix constatés dans le magasin atteignaient 24,99€/kg.
Saint-Nectaire fermier à 25€/kg à Auchan Besse : le prix qui indigne les producteurs

À Besse, un Saint-Nectaire vendu jusqu'à 45 € la pièce chez Auchan suscite la colère des producteurs. Impuissante, l'ISN…

La miss Montbéliarde 2026 est et restera Ultima du gaec Negron.
Les journées laitières : un rendez-vous incontournable pour les éleveurs

Éleveurs, techniciens, partenaires de la filière et un large public sont venus admirer les plus beaux spécimens de chaque race…

La dose d’engrais azoté à apporter correspond à l’écart entre les besoins totaux et les fournitures du sol. Ici un maïs au stade 4-5 feuilles.
25 à 30 T/ha de fumier de bovins suffisent à couvrir les besoins en phosphore et potasse

Le service productions végétales de la Chambre d'agriculture de Haute-Loire fait le point sur la fertilisation de la culture…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière