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S´organiser pour moderniser les bâtiments d´élevage

La Chambre d´agriculture a réuni à Aurillac les constructeurs et partenaires de la construction et de l´aménagement de bâtiments agricoles.

Construire ou rénover un bâtiment d´élevage relève souvent pour les éleveurs du parcours du combattant. La procédure est lourde, l´instruction administrative longue, les réglementations complexes et évolutives... C´est pourtant un investissement clef sur une exploitation, tant au niveau des résultats économiques que du confort de travail. Or, le département a accumulé un certain retard en ce domaine, si bien que les besoins sont
aujourd´hui énormes.
Voilà pourquoi la Chambre d´agriculture s´y intéresse de près, avec l´objectif de mieux accompagner les porteurs de projets et surtout de leur simplifier les démarches. C´est dans cet esprit qu´elle a organisé à Aurillac une réunion avec les constructeurs, architectes, techniciens, financeurs et représentants de l´administration : "Il est en effet important que tous les intervenants d´un projet de bâtiment se connaissent et coordonnent leurs actions si on veut améliorer la qualité des réalisations", a souligné Georges Rigaudière, président de l´EDE (Etablissement départemental d´élevage) en ouvrant la réunion.
Réussir son projet et son insertion
Dans un premier temps, les techniciens de la Chambre d´agriculture ont expliqué la nature de leurs interventions auprès des éleveurs, les différentes contraintes techniques ou réglementaires liées à toute nouvelle construction. Puis, François-Xavier Lebreton a fait état du partenariat conclu entre la Chambre d´agriculture et un cabinet d´architectes aurillacois (le Seta -OCR), représenté par Pierre-Yves Estival, pour accompagner les porteurs de projets (voir ci-dessous).
Au-delà des aspects techniques, la question de l´insertion paysagère des bâtiments est aujourd´hui une vraie préoccupation. A tel point que le Conseil général a créé au sein du CAUE (conseil départemental d´architecture et d´environnement) un poste d´architecte paysager. Muriel Poujol a expliqué qu´elle intervenait gratuitement en amont de chaque projet avec le technicien agricole pour aider les éleveurs à réussir l´intégration de leur bâtiment. "On essaie de recréer un lieu, et pas simplement de poser une boîte à un endroit", a-t-elle insisté en détaillant ses préconisations paysagères et architecturales. Des techniciens du Parc des volcans ou de la "Mission haie" du CRPF (Centre régional de la propriété forestière) peuvent être appelés en renfort.
En fin de réunion, Denise Fournier, représentant la DDAF, a salué la volonté de collaboration des différents acteurs, d´autant plus indispensable que ces dossiers "sont lourds et d´une grande complexité", a-t-elle reconnu. Pour ce qui est des financements, elle a rappelé que son ministère a lancé une réflexion visant à augmenter les plafonds et taux d´aides pour les bâtiments agricoles en zone de montagne, compte tenu de la disparition des crédits Ofival en 2005.

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