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Sommet de l'élevage : Les trois dossiers sur lesquels le ministre est attendu

A la veille du Sommet de l'élevage, la FRSEA Massif central est particulièrement mobilisée sur l'ICHN, les états généraux de l'alimentation et les distorsions de concurrence. Trois dossiers sur lesquels, les professionnels ne manqueront d'interpeller le ministre, annoncé, vendredi 6 octobre, sur le salon.

Les professionnels du Massif central ne lâcheront rien sur l'ICHN, vectrice de maintien de l'activité agricole sur des territoires difficiles.
Les professionnels du Massif central ne lâcheront rien sur l'ICHN, vectrice de maintien de l'activité agricole sur des territoires difficiles.
© SC

ICHN : Cheval de bataille des agriculteurs du Massif central, l'indemnité compensatoire de handicaps naturels ne saurait « souffrir de coupes budgétaires hasardeuses ». A ce titre, la FRSEA Massif central demande le maintien des cofinancements de Bercy sur le budget ICHN. Au Sommet, les agriculteurs arboreront un « Nous exigeons que les engagements pris vis-à-vis des agriculteurs des zones de montagnes et des zones défavorisées soient tenus. Le prélèvement inacceptable de 4,2% du premier vers le second pilier, opéré fin juillet par le Ministère, engage d'autant plus le Gouvernement à respecter les montants prévus sur les ICHN », rappelle le président de la FRSEA Massif central, Patrick Bénézit. De manière plus globale, les élus de la FRSEA, réunis en conseil d'administration, ce lundi, ont rappelé la nécessité de conserver une politique spécifique pour la montagne.

Etats généraux de l'alimentation : La reconquête du prix est l'enjeu essentiel des Etats généraux pour les agriculteurs. Cette nécessaire augmentation du prix à la production passe selon eux par trois mesures essentielles : « D'abord, il s'agit de faire évoluer la loi de modernisation de l'économie pour garantir des relations commerciales plus équilibrées qu'elles ne le sont actuellement ; ensuite la référence aux coûts de production dans l'ensemble des contrats doit devenir la règle ; enfin l'assouplissement du droit de la concurrence doit absolument être mis en oeuvre ». Ce dernier objectif nécessite évidemment des adaptations à l'échelle française et européenne, mais c'est un aspect déterminant, comme le rappelle, le président de la FRSEA : « A l'origine, le Traité de Rome, prévoyait une exception agricole. Elle nous a été retirée au moment où les prix étaient protégés. Dans la mesure où le politique a lâché toutes les protections de marché, il nous apparaîtrait logique que cette exception nous soit rendue ».

Distorsions de concurrence : Que ce soient sur les accords commerciaux internationaux ou sur les modes de production avec recours ou non aux molécules chimiques telles que le glyphosate, la position professionnelle est très claire : ne pas interdire en France des choses qui se pratiquent couramment dans d'autres pays, qui plus est « si, au final, c'est pour importer des produits non contrôlés, et qui ne répondent pas aux mêmes exigences sanitaires ».

Sophie Chatenet

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