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Ski nordique dans le Cantal : ne pas baisser les bras !

Alors que la neige est au rendez-vous et donne la possibilité aux station de ski d'ouvrir, dans le Cantal, à Saint-Urcize, comme à Prat-de-Bouc ou au col de Serre, tout sera prêt pour la saison hivernale. Prêt aussi en cas de manque de neige en expérience des deux dernières années.

Un skieur de dos
Saint-Urcize, comme les autres domaines nordiques cantaliens, espère de la neige pour cette saison comme ici en 2019.
© c.murez

La neige est arrivée ce week-end. Donc pour l’instant, tout va bien ! À Saint-Urcize, à Prat-de-Bouc et au col de Serre, on prépare le terrain. Les barrières à neige sont installées pour conserver un maximum de neige le long des pistes. Les domaines subsistent sans neige de culture. Le balisage et la signalétique sont en cours d’installation. Si l’ouverture officielle correspond au premier jour des vacances, soit dans deux semaines, on ne désespère pas d’une ouverture anticipée, histoire de donner du baume au cœur. 


Aux limites 

Limiter au maximum les frais et ainsi maintenir le domaine ouvert”


Sur l’Aubrac, on achève la mise en place pour les 35 kilomètres de pistes de ski de fond, les trois pistes de raquettes à neige et les deux pistes pour les chiens de traîneau. “Comme nous sommes en sous-bois, la neige se conserve mieux, précise Philippe Reversat, responsable de la station. En revanche, c’est plus difficile pour l’alpin. Donc nous attendrons d’avoir les bonnes conditions car les charges sont plus lourdes.” L’an dernier, les remontées mécaniques sont restées à l’arrêt. Ici, on ne peut compter que sur la neige naturelle “Nous sommes en système “communal-associatif”, avec des bénévoles pour limiter au maximum les frais et ainsi maintenir le domaine ouvert”, poursuit Philippe Reversat, qui apprécie la construction d’un bâtiment par Saint-Flour communauté pour mettre le matériel et les machines à l’abri et cela “change la vie”.  


Encore des doutes


Depuis deux hivers, le manque de neige a compliqué l’activité du domaine nordique de Prat-de-Bouc. Ici, on joue la prudence économique. Les personnels mis à disposition par Saint-Four et Hautes-Terres communautés sont formés à la polyvalence des tâches. Les caisses sont mutualisées avec la Saem Lioran Développement en charge de la partie ski alpin. “Même en limitant au maximum les dépenses, nous sommes aux limites avec une dameuse qui doit encore faire l’affaire malgré ses 20  ans”, avoue Xavier Fournal, président du syndicat mixte de développement touristique de l’Est-Cantal. Au départ de col de Serre, le domaine nordique du Haut-Cantal profite globalement d’un meilleur enneigement que ses collègues. Quand il n’y a plus de neige dans la cuvette d’Eylac au pied du Puy Mary et bien il n’en reste plus vraiment nulle part. Les différentes pistes classées en fonction de leur difficulté et celles pour les raquettes à neige seront bien ouvertes. En revanche, une interrogation persiste sur l’ouverture du point restauration et salle hors-sac, fermés depuis fin août après le retrait de Natur’o’Col. C’est le point de départ de tout le domaine. La route depuis la vallée du Claux devrait quant à elle être rouverte sous peu.   


Prêt pour le “sans neige”


Malgré les deux dernières années frustrantes et un manteau neigeux  qui se fait capricieux, au sud du Plomb, sur le plateau de l’Aubrac, au col de Serre, on ne veut pas baisser les bras ni rester porte close. Il en va de l’économie touristique locale avec des commerces et des hébergements qui vivent également des saisons hivernales. Alors, les plans B sans neige sont d’ores et déjà activés. “On l’a vu ces dernières années, il faut être très réactif”, lance Xavier Fournal. Pour Prat-de-Bouc, dès le premier jour des vacances, il y aura un programme d’animations avec neige et un sans neige. Ils seront dévoilés dès la semaine prochaine. 
À Saint-Urcize, il en va de même avec des propositions de sorties découverte en compagnie des trois accompagnateurs diplômés, des VTT à disposition et aussi de l’imagination et de la convivialité pour permettre à chacun de passer un bon moment. De toute manière, tous les touristes ne sont pas des skieurs. Alors, il faut savoir les occuper, leur faire apprécier le territoire et garder une activité pour les villages semble être le leitmotiv commun. Le changement semble enclenché en ne misant pas tout sur la neige et le ski. En même temps, il n’y a plus le choix !   

En savoir plus : https://www.reussir.fr/agriculture-massif-central/le-lioran-il-y-tant-faire

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