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S’installer en GAEC grâce à un stage-test

Pour Baptiste Rivet et Quentin Baumont, le challenge d'association est aujourd'hui pleinement réussi. Deux ans après le stage-test et l'arrivée officielle de Baptiste sur l'exploitation, les deux associés reviennent sur leur parcours.

© CA63

Baptiste Rivet, 23 ans, s’est installé en 2024 en s’associant sur l’exploitation de Quentin Baumont, déjà en activité sur la commune de Puy-Guillaume, spécialisé en brebis laitières et transformation fromagère

« Je ne viens pas directement du milieu, mais je n'y suis pas étranger non plus » explique-t-il. 

Si ses parents ne sont pas agriculteurs, une grande partie de sa famille l'est : oncle, cousin récemment installé, grands-parents : « les week-ends et les vacances passés à la ferme, c'est là que j'ai attrapé le virus ».

« Il n’y a qu’une seule occasion comme ça dans une vie »

Originaire de Cournon, Baptiste a su très tôt qu'il voulait se consacrer à ce métier. Il s'oriente donc vers un Bac pro CGEA à Marmilhat, puis poursuit avec un BTS. Bien qu'il ait eu plusieurs opportunités d’installation en sortie d'étude, aucune ne correspondait à ses attentes.

« Quand Quentin m’a appelé avec une opportunité comme celle-ci, on ne refuse pas. Il n’y a qu’une occasion comme ça dans une vie », raconte-t-il.

La rencontre avec Baptiste, son futur associé

Avant cette installation, Baptiste et Quentin se connaissaient déjà, notamment grâce aux stages de seconde et de terminale de Baptiste sur l’exploitation. Le courant passe rapidement entre eux. Et lorsque Baptiste arrive au terme de son BTS en juin, le timing est idéal : « il n'avait pas de ferme à reprendre, et j'avais besoin d'un associé ».

Pour Quentin, le choix est clair : 

« il me fallait quelqu'un qui ait sa part et que les brebis soient à lui autant qu'à moi. Quand il y a un besoin, même à dix heures du soir, il faut quelqu'un pour aller les chercher. Un salarié, ça ne convenait pas de ce côté-là. Et un employé, ça coûte plus cher qu'un associé ».

Le stage-test avant l'installation et l'association en Gaec

Avant de s’installer officiellement, Baptiste a suivi un stage parrainage d’un an et demi via la Chambre d’agriculture. « Il fallait aussi voir si ça me plaisait de quitter mon village et de m’implanter ici. »

Ce stage a permis à Baptiste de prendre progressivement sa place et de se familiariser avec la vie de l’exploitation, sans pour autant s’engager financièrement.

À lire aussi : 200 jeunes s'installent en moyenne dans le Puy‑de‑Dôme mais compensent-ils les départs ?

Organisation et répartition des tâches au sein d'un Gaec

L’exploitation, qui compte 52 hectares, était déjà en GAEC lors de l'arrivée de Baptiste. Baptiste s’occupe de l’élevage, des brebis et de la traite, tandis que Quentin gère la transformation, la commercialisation et l’administratif

« On évite de trop s'impliquer dans le travail de l'autre, parce que même si on travaille ensemble, on est très différent. »

Si chacun a ses responsabilités, la polyvalence reste essentielle : en cas de besoin, chacun peut remplacer l’autre, notamment pendant les week-ends de travail.

Des résultats concrets sur l'organisation du travail dans le Gaec

Depuis l’arrivée de Baptiste, les performances du troupeau ont progressé, avec plus de lait et plus d’agneaux. Quentin a pu se concentrer sur le fromage et le commerce, permettant de développer de nouveaux clients, comme les magasins Grand Frais.

« Tout se passe bien, on a trouvé notre équilibre », conclut Baptiste. Deux ans après son installation, le pari du stage-test et de l’association est pleinement réussi.

À lire aussi :  Un parcours atypique au service d’une installation ambitieuse et réfléchie

 

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