Aller au contenu principal

S’installer en agriculture hors cadre familial

Anna Theil et Benjamin Dhur se sont installés à leur compte sans reprendre l’exploitation familiale. C’est ce que l’on appelle, dans le jargon agricole, s’installer hors cadre.

Anna Theil et benjamin Dhur.
© UP19

La Chambre d’agriculture possède un service dédié pour l’aide à la transmission et à l’installation : le PAIT. Le Point accueil installation et transmission de la chambre d'agriculture de la Corrèze est un service essentiel pour les agriculteurs en transition. Il offre un soutien personnalisé pour les installations, les transmissions et les projets agricoles, dans le cadre familial ou hors cadre familial. Grâce à ses conseils et son expertise, il contribue au développement durable et à la pérennité des exploitations agricoles dans le département. 

Les deux jeunes gens se sont rencontrés au Lycée agricole de Naves durant leurs études. Issus tous les deux du monde agricole par leurs grands-parents, ils avaient décidé de rester dans le milieu, mais trop jeunes au moment de la cessation d’activité de leurs aïeuls, ils n’ont pu prendre la relève.

Benjamin a commencé comme ouvrier agricole et Anna a fait ses études en apprentissage durant 4 ans. Ses patrons avaient repris une exploitation en sachant que la jeune femme désirait s’installer. Après une année en parrainage, c’est maintenant chose faite : d’abord en laitières avec 42 vaches de race Prim Holstein et depuis janvier en bovin viande/broutard avec une trentaine de limousine à la suite de la reprise d’une exploitation voisine.

Les deux agriculteurs sont pleins d’espoir et d’envies, ils se sont sentis accueillis par les agriculteurs près de chez eux, ils savent que l’entraide n’est pas un vain mot et ils le vivent : « un simple coup de téléphone et il y a toujours quelqu’un pour venir nous aider » dit Benjamin. « On se regroupe entre voisins pour faire des achats et obtenir de meilleurs tarifs ». Anna et Benjamin ont choisi de vivre de leur passion en connaissance de cause, en commençant par un endettement sur 25 ans afin de reprendre les exploitations, en choisissant l’élevage laitier (traite matin et soir 7 jours sur 7). 

Et, par manque de remplaçant, il est parfois impossible d’avoir du temps pour soi.

Mais la passion adoucit bien souvent les difficultés, en agriculture comme dans tout !

 

Les plus lus

Optimisme prudent pour les producteurs de lait de Sodiaal

La section lozérienne de Sodiaal s’est réunie lundi 1er décembre au Chastel-Nouvel, pour son assemblée annuelle,…

Deux personnes portent un plat de charcuterie.
Restaurant du col de Serre : “Vivre l’endroit” pour Manon et Pascal

Le restaurant du col de Serre est à nouveau ouvert depuis début décembre. À sa tête, Manon Pissavy et Pascal Dhennin veulent s…

La région Auvergne-Rhône-Alpes subventionne les investissements dans les bâtiments d'élevage.
Plan bâtiment d'élevage en Auvergne-Rhône-Alpes : réouverture de l'appel à projet en février 2026

Les bâtiments d’élevage ainsi que leurs équipements inhérents peuvent bénéficier d'aides spécifiques dans le cadre du Feader…

Aurillac : Hadrien Passenaud ouvre son cabinet vétérinaire à La Ponétie

Originaire de Saint-Illide, salarié plusieurs années dans une clinique aurillacoise, Hadrien Passenaud a fait le choix de s’…

veaux laitiers.
Comment développer l'engraissement des veaux laitiers en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Afin de mieux caractériser les pratiques d’engraissement des veaux laitiers à l’échelle régionale, les éleveurs sont invités à…

Un train de nuit en gare.
La CGT dénonce “une situation catastrophique” du train de nuit Aurillac-Paris

La situation du train de nuit déraille depuis le début du mois de décembre.

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière