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S'installer avec l'aide de la foncière agricole d'Occitanie

Après une expérimentation d'un an, la foncière agricole d'Occitanie, une première en France, permettant d'accompagner les projets d'installation agricoles sur le volet foncier, est lancée. L'un des premiers agriculteurs à en bénéficier est Clément Farges, installé en vaches laitières et brebis viande à Rimeize.

Après une expérimentation d'un an, la foncière agricole d'Occitanie, une première en France, permettant d'accompagner les projets d'installation agricoles sur le volet foncier, est lancée. L'un des premiers agriculteurs à en bénéficier est Clément Farges, installé en vaches laitières et brebis viande à Rimeize.
Après une expérimentation d'un an, la foncière agricole d'Occitanie, une première en France, permettant d'accompagner les projets d'installation agricoles sur le volet foncier, est lancée. L'un des premiers agriculteurs à en bénéficier est Clément Farges, installé en vaches laitières et brebis viande à Rimeize.
© Marion Ghibaudo

En présence de Jean-Louis Cazaubon, vice-président de la région Occitanie en charge de la souveraineté alimentaire, de la viticulture et de la montagne, d'Aurélie Maillols, élue régionale et présidente de l'Arac (agence régionale d'aménagement et de construction), de Christine Valentin, présidente de la chambre d'agriculture de Lozère, d'Éric Chevalier, président de la Safer, et du maire de Rimeize Thomas Pignide, Clément Farges a pu présenter son projet.

Une installation soutenue pour être viable
Clément Farges, 22 ans, est titulaire d'un bac pro CGEA obtenu à Civergols et s'est installé en hors-cadre familial. Connaissant très bien la ferme qu'il vient de reprendre puisqu'il était ouvrier au sein d'un groupement d'employeurs où était cette ferme, le jeune agriculteur voit un rêve se réaliser, puisqu'il a toujours souhaité s'installer à cet endroit, à la suite de Marcel Valentin, l'ancien exploitant, parti à la retraite le 31 décembre 2022. Mais pour un jeune candidat à l'installation, les investissements étaient conséquents : reprise du foncier, du matériel, du cheptel et du matériel. Près de 500 000 euros étaient nécessaires rien que pour engager cette transmission. Le foncier est composé de 83,6 hectares à une altitude de 800 mètres.Dans son projet d'installation, en plus du troupeau de vingt Montbéliardes et Abondances pour la production laitière reprises à Marcel Valentin, Clément Farges tenait à créer un atelier brebis viande pour la filière de qualité Élovel.
« Dans certains cas, l'outil à reprendre fait atteindre les limites de l'endettement à ceux qui veulent s'installer, et certains projets ne peuvent pas aller au bout. La foncière, c'est porter cette frange d'investissements pendant plusieurs années, et donner la capacité aux agriculteurs de racheter le foncier à ce moment-là », a détaillé Jean-Louis Cazaubon. Et le projet de Clément Farges s'inscrivait pleinement dans les attributs de la foncière : le choix d'un portage de neuf ans permet au jeune agriculteur de finaliser l'acquisition du matériel et du cheptel sur les neuf premières années de l'installation, et une fois ce prêt à la foncière Occitanie remboursé, d'envisager sereinement l'acquisition du foncier au prix initial d'acquisition. Dans ce projet, la foncière Occitanie a donc acquis 74,93 hectares ; Clément Farges, lui, a acquis 5,44 hectares, ainsi que les bâtiments d'exploitation, le matériel, le cheptel et la maison d'habitation.

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