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S’impliquer pour l’environnement et en parler

« Agriculture-environnement, parlons-en ! » tel était l’intitulé de l’assemblée générale des Jeunes agriculteurs du Languedoc-Roussillon, début mai, au lycée Bonne-Terre à Pézenas dans l’Hérault.

© Émilie Wood

Thomas Cambassédès, secrétaire-général de JA LR qui présidait cette rencontre en l’absence de Franck Bouniol, a souligné que « les agriculteurs ne sont pas hostiles à la protection de l’environnement », contrairement à ce que l’opinion publique semble parfois croire. Tous les intervenants de la table ronde allaient dans le même sens : il faut que les agriculteurs continuent à s’impliquer pour la sauvegarde de l’environnement et surtout qu’ils apprennent à communiquer sur les actions qu’ils entreprennent. Au programme, une présentation de Stéphane Allard, de la chambre régionale d’agriculture sur la protection de l’agropastoralisme, ainsi que des exemples de démarches environnementales en fruits et légumes et en viticulture. Raphaël Martinez, directeur de la fédération des fruits et légumes du Languedoc-Roussillon, présentait une démarche qui a permis aux producteurs de fruits d’aller plus loin ensemble. Avec 1 900 producteurs de pommes et poires et 1 300 producteurs de pêches et abricots concernés, on arrive à un véritable mouvement touchant 70 % des vergers de la région sur 30 000 hectares pour 1 100 000 tonnes de fruits. Si les producteurs fruitiers ont souvent été avant-gardistes concernant l’environnement, la nouveauté du « label Vergers éco-responsables » est bel et bien la communication. Avec des contrôles qualité menés par des organismes tiers, un niveau 2 de certification HVE ainsi qu’une traçabilité et un cahier des charges de bonnes pratiques à respecter, le logo est devenu un gage de qualité. Qualité qui justifie aux yeux du consommateur un prix plus élevé. Car les producteurs ne l’oublient pas : s’ils veulent faire en sorte que l’environnement soit mieux protégé pour le consommateur mais aussi pour leur propre bien-être, ils ne peuvent le faire sans gagner leur vie. Surtout face à la concurrence internationale. Samuel Vandaele, secrétaire-général adjoint au syndicat national, a souhaité ajouter : « Il faut que les consommateurs réalisent que les efforts, ce sont nous, les agriculteurs, qui les réalisons. Il ne faut pas que ce soient les industriels qui s’approprient nos messages ! » Avant d’affirmer « l’environnement, c’est nous, il faut arrêter de dire que nous sommes contre. Ce dont on ne veut pas, c’est de l’environnement du gouvernement, on veut le nôtre ! »

La suite dans le Réveil Lozère, page 7, édition du 4 juin 2015.

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