Aller au contenu principal

Sicaba : « Les éleveurs sont notre priorité »

Placée sous la protection d'un redressement judiciaire, la société doit désormais trouver des solutions pour faire face à ses difficultés.

De gauche à droite : Olivier Melloux, responsable amont, Pierre Olivier, vice-président et Hélène Richard, présidente.
De gauche à droite : Olivier Melloux, responsable amont, Pierre Olivier, vice-président et Hélène Richard, présidente.
© Sicaba

Depuis le 1er février dernier, l'entreprise Sicaba a été placée sous la protection d'un redressement judiciaire. Hélène Richard, la présidente s'explique : « Cette décision fait suite à trois années de crises successives qui ont mis à mal la trésorerie de Sicaba :
en 2020 et 2021, la crise sanitaire de la COVID 19 suivie d'une année de crise économique en 2022.
Une hausse des charges qui a été pour nous une véritable avalanche. Elle s'est manifestée avec les coûts très importants de l'électricité, du transport et des emballages.

Une alerte auprès des pouvoirs publics
Hélène Richard et Thierry Saint Saens (directeur) ont alerté à partir de décembre les pouvoirs publics des bassins de Moulins et de Vichy pour tenter d'obtenir des aides grâce à des dispositifs de soutien. Les pouvoirs publics restent mobilisés pour trouver des solutions.


Un impact sur les trésoreries des exploitations
Le 1er février, il a été décidé de réunir l'ensemble des éleveurs adhérents à la structure pour les informer de la situation. Pierre Olivier, vice-président de Sicaba, nous explique le message qui a été délivré auprès d'eux : « Avec le redressement judiciaire, la dette a été figée. Une dette qui fait apparaître des défauts de paiements envers les éleveurs. Ils sont au nombre de 117 aujourd'hui. Depuis le 1er février, nous avons une obligation de paiement dans les délais légaux. Nous sommes conscients que cela impacte nos trésoreries et nous oeuvrons chaque jour à trouver des solutions, c'est notre préoccupation principale». Hélène Richard insiste sur le fait que «Il est très important que les éleveurs continuent d'approvisionner pour maintenir l'activité d'abattage . Sans les éleveurs, Sicaba n'a plus lieu d'exister ! ». La grande majorité des éleveurs présents lors de la réunion du 1er fevrier soutient leur coopérative.


Un collectif d'éleveurs constitué
Cinq éleveurs représentent ce collectif accompagné d'Olivier Melloux, responsable amont. Hélène Richard et Pierre Olivier, détaillent les objectifs de celui-ci :
« Dans un premier temps, nous explorons toutes les pistes possibles en provoquant de nombreux rendez-vous avec les différents organismes agricoles et partenaires de la profession. Prioritairement les banques bien sûr mais aussi la chambre d'agriculture, les cabinets comptables, la MSA et la coopération agricole ».

Un plan de restructuration important
Depuis, la société Sicaba accèlère la mise en place de son plan de restructuration visant à optimiser, rationnaliser les outils et moyens de la coopérative, notamment en concentrant l'activité d'abattage sur le secteur de Vichy, créant un centre de tri d'ovins sur Bourbon, fermant certains sites afin d'économiser des charges de structure.

Les sociétés Hassenforder et Livrozet non concernées
Sicaba compte 300 éleveurs adhérents et 110 salariés sur le site de Bourbon-l'Archambault. Un groupe qui a racheté les sociétés vichyssoises Hassenforder et Livrozet qui ne sont absolument pas concernées par ces mesures.
Après une période d'observation, le processus de redressement judiciaire permettra d'échelonner la dette sur du plus long terme.

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière