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Sécheresse
Semis des dérobées d’automne : attendons la pluie !

Pour compenser une partie des déficits fourragers, on peut envisager le semis de dérobées mais si, et seulement si, il pleut suffisamment, au minimum 40 mm…

Culture dérobée : avoine.
Un couvert d'avoine peut s'envisager pour des semis en septembre, mais il faut attendre au moins 40 mm de pluie.
© Ch. Agriculture 43

Une sécheresse intense et durable frappe la région depuis le début de l’année, accompagnée d’épisodes de fortes chaleurs. Depuis le mois de mai, les températures moyennes sont supérieures de l’ordre de + 3°C par rapport aux normales saisonnières. Quant aux précipitations, elles sont inférieures de 40 à 55% depuis le début de l’année par rapport aux normales.

Dans ce contexte, les cultures et prairies souffrent durement du manque d’eau et du stress thermique. Dans les secteurs les plus secs, les maïs ne produisent pas d’épis (voir article de la semaine dernière) et les prairies ne poussent plus depuis plusieurs mois. Les bilans fourragers seront nettement déficitaires sur les exploitations. Des achats et/ou vente d’une partie du cheptel seront nécessaires sur de nombreuses exploitations de Haute-Loire.

Attendre un épisode de pluie d’au moins 40 mm

Pour compenser une partie du déficit fourrager, une stratégie peut être d’implanter des dérobées d’automne à croissance rapide quand les conditions le permettront. Mais, il faut attendre un épisode pluvieux significatif d’au moins 40 mm avant d’envisager le semis des couverts d’automne.

Le choix des espèces devra être adapté en fonction de la date de semis possible des dérobées d’automne. Les légumineuses et les colzas fourragers doivent être semées le plus tôt possible en fin d’été pour qu’ils aient suffisamment le temps de se développer avant l’hiver. Après le 15 août, les sommes de températures ne sont plus suffisantes en altitude pour produire assez de biomasse avec des colzas fourragers ou légumineuses. Les coûts de production des dérobées sont alors trop élevés.

Si les semis sont impossibles avant le mois de septembre, il convient de se reporter sur des espèces à implantation plus rapide comme le seigle, l’avoine ou le ray-grass italien.

Le trèfle incarnat peut aussi s’accommoder de semis plus tardifs, jusqu’à la première quinzaine de septembre. Pour limiter les coûts, privilégier les semences fermières pour les céréales.

Différentes associations sont possibles.

Problématique SIE

Concernant la problématique des couverts végétaux SIE (Surface d’intérêt écologique), vos représentants syndicaux négocient actuellement avec les pouvoirs publics, une dérogation pour reporter les dates d’implantation.

La réglementation impose que les semis de couverts végétaux comptabilisés dans les SIE soient réalisés avant le 16 août. Vu le niveau de dessiccation des sols actuellement, il est matériellement impossible de faire lever un couvert végétal quel qu’il soit. À l’impossible nul n’est tenu !

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