Sécheresse : La FDSEA et les JA de la Corrèze demandent la reconnaissance de l'état de calamité agricole
La sécheresse n'est plus un épisode exceptionnel : elle devient une réalité récurrente pour les agriculteurs corréziens. Alors que les exploitations subissent déjà des pertes importantes, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Corrèze demandent la reconnaissance de l'état de calamité agricole et rappellent l'urgence de donner aux agriculteurs les moyens de s'adapter, notamment par une véritable politique de gestion de l'eau.
La sécheresse n'est plus un épisode exceptionnel : elle devient une réalité récurrente pour les agriculteurs corréziens. Alors que les exploitations subissent déjà des pertes importantes, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Corrèze demandent la reconnaissance de l'état de calamité agricole et rappellent l'urgence de donner aux agriculteurs les moyens de s'adapter, notamment par une véritable politique de gestion de l'eau.
Des pertes déjà importantes dans les exploitations
La sécheresse qui frappe actuellement la Corrèze place de nombreuses exploitations agricoles dans une situation critique. Face à l'ampleur des dégâts constatés sur le terrain, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Corrèze ont officiellement demandé au préfet l'engagement de la procédure de reconnaissance de l'état de calamité agricole, ainsi que la mise en place rapide d'une enquête de terrain.
Les premières remontées sont sans appel : selon les secteurs, les pertes de production fourragère atteignent déjà entre 20 et 50 %. La deuxième coupe est souvent inexistante, et de nombreux éleveurs ont dû commencer à puiser dans leurs stocks de fourrage prévus pour l'hiver. Dans plusieurs exploitations, les ressources en eau sont également très préoccupantes : des sources sont à des niveaux extrêmement bas, voire totalement taries, obligeant certains éleveursà recourir à l'eau du réseau pour assurer l'abreuvement des animaux.
Nous sommes face à une situation d'urgence. Les éleveurs entament leurs stocks d'hiver dès le mois de juillet, les cultures souffrent et les ressources en eau se dégradent rapidement. L'État doit prendre la mesure de la gravité de la situation et engager sans attendre la procédure de reconnaissance de l'état de calamité agricole », souligne Emmanuel Lissajoux, président de la FDSEA de la Corrèze.
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Toutes les productions touchées par le manque d'eau
La sécheresse ne concerne pas uniquement l'élevage. Les cultures sont elles aussi fortement impactées :
- le maïs non irrigué est fortement pénalisé,
- les rendements des céréales sont revus à la baisse,
- la récolte de paille s'annonce particulièrement déficitaire,
- plusieurs productions spécialisées, comme les fraises, les petits fruits ou encore l'arboriculture, subissent les conséquences de ce stress hydrique.
Pour la FDSEA et les JA, ces constats justifient pleinement une reconnaissance rapide de l'état de calamité agricoleafin de permettre aux exploitations touchées de bénéficier des dispositifs d'accompagnement nécessaires.
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Ne plus subir : préparer l'agriculture de demain
Au-delà de l'urgence économique, cette nouvelle sécheresse rappelle une réalité désormais incontournable : les épisodes climatiques extrêmes se répètent, deviennent plus précoces et plus intenses.
Pour les organisations syndicales, il n'est plus possible de se contenter de gérer les conséquences année après année.
On ne peut plus attendre chaque été pour constater les dégâts. L'agriculture doit pouvoir s'adapter aux évolutions climatiques. Les jeunes agriculteurs ont besoin de visibilité et de solutions concrètes pour construire l'avenir de leurs exploitations », affirme Rémy Bourdoux, président des Jeunes Agriculteurs de la Corrèze.
Le stockage de l'eau, une nécessité pour sécuriser les productions
La FDSEA et les JA réaffirment la nécessité de développer des solutions de stockage de l'eau lorsque la ressource est disponible. Pour les deux syndicats, cette gestion raisonnée de la ressource est indispensable pour :
- garantir l'abreuvement des troupeaux,
- sécuriser l'irrigation des cultures,
- maintenir une agriculture productive et durable sur le territoire.
Refuser de préparer l'avenir, c'est accepter que les agriculteurs subissent les mêmes difficultés chaque année. Nous avons besoin d'actes concrets pour donner à nos exploitations les moyens de résister aux aléas climatiques », rappelle Emmanuel Lissajoux.
La FDSEA et les Jeunes Agriculteurs de la Corrèze attendent désormais une réponse rapide des pouvoirs publics, avec :
- l'ouverture de la procédure de calamité agricole,
- l'organisation d'une enquête de terrain permettant d'évaluer précisément les pertes subies par les exploitations.