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Sébastien Broussard : l’Aubrac en circuit court et aux idées larges

Depuis vingt ans, ce producteur de viande bovine destinée aux habitants de Bel-Air-Val-d’Ance a choisi de régulièrement investir et expérimenter sur son exploitation. Lauréat au sommet de l’élevage en octobre 2022, il sera présent au Salon de l’Agriculture pour présenter son taureau et avec, son savoir-faire d’éleveur de montagne.

Depuis vingt ans, ce producteur de viande bovine destinée aux habitants de Bel-Air-Val-d’Ance a choisi de régulièrement investir et expérimenter sur son exploitation. Lauréat au sommet de l’élevage en octobre 2022, il sera présent au Salon de l’Agriculture pour présenter son taureau et avec, son savoir-faire d’éleveur de montagne.
Depuis vingt ans, ce producteur de viande bovine destinée aux habitants de Bel-Air-Val-d’Ance a choisi de régulièrement investir et expérimenter sur son exploitation. Lauréat au sommet de l’élevage en octobre 2022, il sera présent au Salon de l’Agriculture pour présenter son taureau et avec, son savoir-faire d’éleveur de montagne.
© GS

À dix ans déjà, « les vaches c’était mon truc, surtout les Aubrac ». Quel meilleur défenseur de cette race que Sébastien Broussard ? Plus de trente ans que cet éleveur s’est installé dans la ferme familiale et est toujours resté fidèle à ces belles aux yeux noirs. Car « les Salers sont plus gentilles mais trop calmes ». Et moins adaptées au climat et au sol de la commune de Chambon-le-Château, en Margeride, face aux gorges de l’Allier. Là où « il a fallu que les anciens se battent » pour réintroduire une race qui avait disparu.

Une production avant tout destinée au marché local
Habitué des intempéries d’altitude, la vie d’éleveur de Sébastien Broussard a été mouvementée. Avec son père, son exploitation a traversé « tous les épisodes des années 2000, les maladies, les variations de prix » raconte Sébastien Broussard. Des difficultés qui ne l’ont pas empêché d’expérimenter et de se tourner, bien avant leur démocratisation, vers les circuits courts. Abattue à Langogne, la viande de son élevage fournit ainsi directement la boucherie du village de Chambon-le-Château et alimente également la cantine de l’école. Un soin particulier est apporté à l’alimentation de ses vaches : des tourteaux de lin sans OGM pour les acides gras, et du blé en rotation rapide, avec un peu d’engrais, mais sans pesticides. « Les fleurs avaient quasiment disparu de nos champs. On est content maintenant quand on les voit réapparaître » raconte l’éleveur. D’un modèle uniquement basé sur l’élevage en plein air, Sébastien Broussard a investi en 2007 dans une stabulation, mais continue de monter son troupeau en estive sur les pentes ardéchoises à 80 km.

En pratique

Rendez-vous le 1er mars, de 16 h 30 à 18 h 30 sur le grand ring au parc des expositions de Paris.

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