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Vaches laitières
Savoir évaluer le niveau de confort de ses vaches laitières

Le bien-être et le confort des vaches laitières dans leur bâtiment étaient au coeur d’une journée technique organisée par le syndicat Prim’Holstein le 13 novembre dernier.

Les vaches laitières sont-elles confortablement installées dans leur bâtiment? C’est une question que tout éleveur laitier devrait se poser régulièrement car une vache «à l’aise» est une vache qui s’alimente bien et donc qui produit bien et se reproduit bien.
Pour aider les éleveurs à appréhender la question du confort de leurs vaches, le syndicat Prim’Holstein de Haute-Loire a invité Philippe Deru, éleveur et gérant de la société PH Deru, spécialisée dans la génétique et le confort animal en Haute-Marne. Cette journée technique s’est déroulée en salle (à Costaros) pour la partie théorique et sur une exploitation du Brignon l’après-midi.
Pour Philippe Deru, le bien-être d’une vache laitière se détermine à partir de l’analyse de 5 points essentiels : le pied, les membres et déplacement de la vache ; la prise alimentaire ; la prise d’eau; le temps de repos ; la ventilation des bâtiments.
Avant d’entrer dans les détails de chacun des points, l’intervenant a rappelé quelques notions de base sur la vie quotidienne d’une vache : cette dernière passe 43% de son temps couchée en logettes; «or, une vache couchée est une vache qui travaille, car elle rumine» souligne Philippe Deru.

Les pieds et les membres aux petits soins
Une fois debout, la vache exerce une très forte pression au sol
(4 kg/m2 contre 0,2kg/m2 pour les hommes) et l’éleveur doit être particulièrement attentif aux boiteries, l’ennemi numéro 1 de la production laitière. L’éleveur doit en premier lieu veiller à la bonne santé des pieds de ses vaches. «Lors de la taille des onglons, prenez garde à ne pas faire de coupes trop courtes qui occasionnent saignements et douleurs chez la vache. Mieux vaut faire appel à un pédicure, davantage expérimenté» explique Philippe Deru.
Les vaches peuvent être victimes de fourbures, une déformation anormale des sabots, dont la cause est le manque de repos et  une mauvaise alimentation.  Autre affection des pieds à surveiller de près, la maladie de mortellaro (appelée aussi piétin ou dermatite) «qui affecte entre 60 et 70% des élevages français et qu’il faut à tout prix soigner car les vaches peuvent en mourir».
Pour Philippe Deru, les lésions des membres, tels que les gros genoux ou gros jarrets, sont révélateurs d’un inconfort au sein de la logette. «Les vaches qui sont le plus sujettent aux gros genoux sont habituellement celles qui boitaient auparavant. Or, une vache qui boite est une vache qui s’alimente mal et dont la fertilité est inférieure».
Pour apprécier le confort de ses vaches, l’éleveur doit être attentif à leur déplacement, révélateur de certains problèmes. «Des antérieurs qui se croisent indiquent par exemple une probable lésion sous l’onglon interne.Le pied avant et le pied arrière doivent normalement se poser dans la même empreinte (avec 80 cm de distance entre les deux pieds) tel est l’objectif à atteindre dans tout déplacement de vos vaches. Si l’écart entre les deux pieds est inférieur à cette distance, les vaches ont certainement peur de glisser ; une crainte qui aura un impact négatif sur les chaleurs» explique Philippe Deru.

(...)

Véronique GRUBER


La suite dans la Haute-Loire Paysanne du vendredi 21 novembre 2013, notamment :

Favoriser la prise alimentaire, de l’eau en permanence, «une vache couchée est une vache qui fait du lait», et une ventilation efficace.

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