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S’associer pour peser

Dès leur venue en Creuse en mars 2021, le premier ministre Jean Castex et le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie ont fortement encouragé les éleveurs à s’engager dans la contractualisation prévue dans la loi Egalim 2.
Dès leur venue en Creuse en mars 2021, le premier ministre Jean Castex et le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie ont fortement encouragé les éleveurs à s’engager dans la contractualisation prévue dans la loi Egalim 2.
© HC

La loi Egalim 2 a pour but principal de garantir un revenu aux agriculteurs. Pour cela, deux outils à puissant potentiel : la prise en compte d’un indicateur de coût de production et la contractualisation. Pour les éleveurs bovins allaitants, c’est une opportunité inédite pour enfin sortir de l’ornière.
Afin de peser dans des négociations que l’on sait tendues chaque année (voir notre édition du 4 février), les coopératives creusoises Celmar et CCBE ont décidé de former une association d’organisations de producteurs (AOP). Cette association pourra négocier les prix avec ses acheteurs au nom de l’ensemble de ses organisations de producteurs adhérentes.
« Il s’agit d’avoir plus de poids dans la balance pour obtenir les meilleurs prix pour nos éleveurs, l’objectif est clairement de défendre leur revenu » nous explique Jean-Christophe Dufour, président de la Celmar. « Nos deux coopératives ont des compétences et des territoires assez complémentaires, nous ne nous marchons pas sur les pieds, mais nous n’avons pas le droit de nous entendre sur les prix que nous demandons à nos clients, car c’est anticoncurrentiel. Une AOP nous autorise à contourner cela » approfondit Jean-François Aucouturier, président de CCBE.
Maintenant que les deux conseils d’administration ont voté cette décision (à l’unanimité), le dossier de demande d’agrément doit être validé au ministère de l’Agriculture. Les deux présidents sont confiants : « c’est Julien Denormandie lui-même qui, lors de sa venue en Creuse en mars 2021, nous a vivement encouragés à franchir le pas », raconte Jean-Christophe Dufour, il serait étrange qu’il ne nous donne pas son accord.
En attendant cette reconnaissance, chaque coopérative poursuit son fonctionnement habituel avec sa clientèle. L’AOP prendra le relais une fois l’autorisation obtenue.
Cette AOP sera la deuxième créée en France, et la première dans la région. Elle s’étendra géographiquement de la Charente au Massif central et représentera environ 1 000 éleveurs bovins allaitants.

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