Aller au contenu principal

Phytosanitaire
Sans CSP, pas de Certiphyto

La Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme dispense les formations pour le Certihyto. Selon ses chiffres, les agriculteurs puydômois seraient nombreux en 2024 à devoir renouveler leur certificat.

© ©Réussir

Pour rappel, il est désormais obligatoire d’avoir suivi un Conseil Stratégique Phytosanitaire (CSP) pour pouvoir renouveler son Certiphyto. Regardez donc dès aujourd'hui la date de renouvellement de votre Certiphyto, si celle-ci arrive à échéance dans les mois à ve­nir, contactez la Chambre d’agriculture pour qu'elle organise de nou­velles sessions collectives de CSP près de chez vous.

Le CSP dans le détail

Depuis le 1er janvier 2021, la loi de séparation des activités de vente et de conseil des produits phytosanitaires est entrée en vigueur, dans l’optique de réduire leur utilisation. L’objectif premier est de garantir l’indépendance du conseil délivré aux agriculteurs.

Cette nouvelle loi instaure le conseil stratégique à l’utilisation des produits phytosanitaires (CSP) obligatoire pour tous les agriculteurs. Concrètement, il s'agit d'un diagnostic individuel de l'exploitation suivi d'un plan d’actions construit conjointement avec l'agriculteur, comprenant des mesures visant à réduire l’usage et/ou l’impact des produits phytosanitaires sur l’exploitation, tout en maintenant la viabilité de l’exploitation. Ce conseil individualisé permet ainsi d’améliorer les stratégies de gestion des bioagresseurs. La réalisation du conseil sur l’exploitation donne lieu à la délivrance d’une attestation, qui est nécessaire à partir de cette année 2024 en cas de contrôle sur l'exploitation ainsi que pour le renouvellement du Certiphyto.

Qui est concerné ?

Toutes les exploitations utilisatrices de produits phytosanitaires doivent réaliser un 1er conseil stratégique phytos (CSP) avant le 1er janvier 2024. Seules sont exemptées : les exploitations certifiées Agriculture Biologique ou en cours de conversion sur la totalité de leur surface ; les exploitations certifiées Haute Valeur Environnementale (certification environnementale de niveau 3) ou HVE 3 ; les exploitations n’utilisant que des produits de biocontrôle, des produits composés uniquement de substances de base ou de substances à faible risque ou nécessaires aux traitements obligatoires ; les exploitations n’utilisant que du PH3 comme produit phytosanitaire dans le cadre de la lutte contre les rats taupiers, dans les communes où la lutte est obligatoire. Un CSP est nécessaire par exploitation. Il doit être renouvelé 2 fois tous les 5 ans, avec un intervalle de 2 à 3 ans entre chaque CSP. Il doit être renouvelé 1 fois tous les 5 ans, pour les exploitations avec des petites surfaces (inférieures à 2 ha en viticulture, arboriculture et maraîchage, à 10 ha pour les autres cultures). 

 

Les plus lus

À Saint-Victor, chez Gilles Tailhardat.
S’installer en élevage bovin : deux exploitations à reprendre ont ouvert leurs portes dans l’Allier

La Chambre d’agriculture de l’Allier a organisé le 26 février un après‑midi dédié à la découverte de deux exploitations bovins…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Surproduction laitière : la filière Saint-Nectaire asphyxiée, les producteurs sommés de réduire leur production 

Le Saint-Nectaire étouffe sous une surproduction record. Face à l’urgence, la filière appelle les producteurs à réduire…

Les membres du conseil d'administration autour de Vincent Faure, président. Intervention d'Élisabeth Laugais sur le plan filière
Les éleveurs de chevaux de traits de Haute-Loire réunis pour faire le bilan de 2025

Vendredi dernier, à Chaspuzac, sous la houlette de leur président Vincent Faure, les adhérents de l’association des Éleveurs…

Chenilles processionnaires : risques, périodes dangereuses et conseils pour se protéger

Les chenilles processionnaires, aussi fascinantes que dangereuses, refont surface et entrent dans la période ou elles…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière