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Saint-Pourçain-sur-Sioule : 30e édition de la foire avicole internationale

Une myriade de poules, coqs, pigeons et autres animaux de basse-cour a rempli l’espace communautaire de Saint-Pourçain-sur-Sioule les 24 et 25 janvier. Cette foire est un concours pour les éleveurs, mais aussi une sortie originale pour les familles.

 

À Saint-Pourçain-sur-Sioule, la passion de l’aviculture ne date pas d’hier. 

Créée en 1903, l’Union Avicole Bourbonnaise perpétue depuis plus d’un siècle la défense et la valorisation des races animales de basse-cour.

« Je suis président de l’Union Avicole Bourbonnaise depuis deux ans, aux côtés de mon coprésident, Christian Roy, qui est le fondateur de l’exposition de Saint-Pourçain en 1993 », explique Vincent Chéradame. 

Cette 30ᵉ édition était la dernière pour Christian Roy, qui quitte définitivement la présidence. 

« Il laisse complètement la place, je serai désormais seul à ce poste », ajoute le jeune président.

 

Préserver les races pour l’avenir

« Dans les poulaillers et clapiers, ce sont des animaux de race pure qui sont rassemblés et jugés pour leur qualité d’appartenance aux standards », explique Vincent Chéradame. 

Un travail essentiel pour préserver des races anciennes, à l’origine de notre alimentation, mais qui trouvent aujourd’hui une nouvelle vie à travers le loisir, l’élevage familial et la production d’œufs.

Les visiteurs ont apprécié des races emblématiques, telles que la poule bourbonnaise, à l’origine du poulet bourbonnais, aujourd’hui reconnu en AOP après le poulet de Bresse, ou encore la Bresse Gauloise.

D’autres, comme la Rhode Island, sont réputées pour leur productivité en œufs. 

Sans oublier les pigeons de chair, tels que le pigeon texan, très apprécié des grands chefs à travers le monde pour sa chair fine et son poids pouvant atteindre un kilo.

Éleveur lui-même, Vincent Chéradame participe à de nombreuses expositions en France et en Europe. 

« Cette année, j’ai présenté mes animaux en Slovaquie et en Belgique. J’élève notamment des tourterelles rieuses et des pigeons cravatés français », précise-t-il.

Malgré son caractère international, l’édition 2026 a dû composer avec des contraintes sanitaires persistantes. 

Depuis 2017, la grippe aviaire perturbe régulièrement l’organisation, avec une annulation complète cette année-là, suivie des restrictions liées au Covid en 2021 et 2022. 

Ces interruptions expliquent pourquoi les 30 ans sont célébrés en 2026 et non en 2023.

Lors de conditions sanitaires idéales, les précédentes foires ont accueilli des éleveurs de toute la France, mais aussi de Belgique, Suisse, Allemagne. 

Cette année, si les exposants étrangers n’ont pas pu faire le déplacement, des juges belges étaient néanmoins présents, maintenant l’esprit international de l’événement. 

Au total, 110 éleveurs, 18 juges et près de 1 300 animaux ont animé cette 30ᵉ édition qui n’a pas manqué de faire le plaisir des grands et petits.

 

Lire aussi : Jaligny-sur-Besbre : La foire aux dindes veut garder le cap

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