Saint-Angel : les agriculteurs ouvrent leurs champs aux marcheurs
Le réseau DÉPHY Écophyto et la Chambre d'agriculture de l'Allier organisent une nouvelle journée DÉPHY le samedi 6 juin à Saint-Angel. Sur deux circuits, des randonneurs pédestres viendront à la rencontre des agriculteurs. À chaque arrêt, ils expliqueront leurs pratiques quotidiennes qui permettent de préserver l'environnement et de protéger la nature.
Le réseau DÉPHY Écophyto et la Chambre d'agriculture de l'Allier organisent une nouvelle journée DÉPHY le samedi 6 juin à Saint-Angel. Sur deux circuits, des randonneurs pédestres viendront à la rencontre des agriculteurs. À chaque arrêt, ils expliqueront leurs pratiques quotidiennes qui permettent de préserver l'environnement et de protéger la nature.
Agriculture durable : Justin Labouesse veut montrer le vrai visage de l’agriculture
Justin Labouesse est en polyculture élevage à Saint-Angel, en GAEC avec ses parents depuis 2025 avec 150 vaches charolaises sur un total de 450 hectares.
Il est aussi aux Jeunes Agriculteurs de l’Allier, canton Marcillat-Cérilly-Hérisson.
C’est la première fois qu’il participe à la journée DÉPHY.
Faites-vous partie du réseau DÉPHY ? Que vous apporte-t-il ?
Justin Labouesse : Je ne fais pas partie du groupe d’agriculteurs du réseau DÉPHY, mais mon père, avec qui je suis en GAEC, suit la tournée des fermes conduite par Christelle Johannel, conseillère grandes cultures à la Chambre d'agriculture de l'Allier.
Ces tours des cultures favorisent l’échange des idées et techniques de chacun.
Depuis environ sept ans, ces tournées nous apportent un meilleur suivi grâce à l’oreille experte de Christelle.
Elle est au point sur tous les produits et a des connaissances que nous n’avons pas. Aller voir différentes idées et techniques chez les autres est bénéfique.
Par exemple : comment travailler lors d’années sèches pour garder la fraîcheur des sols. Cela paraît tout bête mais une nouvelle idée peut permettre de mieux faire démarrer un semis.
Comment participerez-vous à cette journée ?
J. L : Les deux balades (7 et 13 km) partiront de notre exploitation, à Saint-Angel, où nous avons un joli point de vue.
La première journée DÉPHY a eu lieu il y a deux ans de l’autre côté du département.
Cette année, ce sera donc du côté de Montluçon.
Dans les champs, les agriculteurs seront là pour expliquer notre travail, l’agriculture d’aujourd’hui qui a changé.
De nos jours, on utilise moins de traitements qu’on peut penser.
De plus, avec le groupe des JA 03, canton Marcillat-Cérilly-Hérisson, nous serons une quinzaine à préparer le déjeuner sur notre exploitation.
Un menu qui comprendra terrine, faux-filet et frites, fromage et glace pour 20 €.
Il faut penser à réserver au 07 63 16 42 25 ou 06 33 18 49 46.
Pourquoi cette journée DÉPHY est-elle importante ?
J. L : Il s’agit de communiquer et sensibiliser sur nos méthodes de travail et sur ce qui se passe réellement dans l’agriculture française.
C’est la plus propre au monde, c’est ce qui se fait de mieux et de meilleur. L’agriculture française égale la qualité.
Nous voulons montrer que nous traitons nos cultures parce qu’on est obligé, et en finir avec l’image de l’agriculteur pollueur.
Qu’attendez-vous de cette journée ?
J. L : Nous espérons avoir autant de monde que la première édition, que les marcheurs soient curieux et aient envie de s’intéresser à notre métier.
Avec mes collègues des JA 03, nous les accueillerons pour le déjeuner et nous discuterons avec eux et répondrons à leurs questions.
Les membres du réseau DÉPHY à la rencontre du grand public
Exploitant grandes cultures sur 288 hectares à Chambérat, Antoine Cabart souligne l’importance de communiquer au grand public sur les pratiques de l’agriculture.
Que vous apporte le réseau DÉPHY dont vous êtes membre ?
Antoine Cabart : J’ai rejoint le réseau dès sa création en 2010.
Pour une question économique, j’étais déjà dans la réduction des produits phytos. Le réseau DÉPHY met en exergue la question environnementale.
Nous cherchons et essayons des solutions de réduction des produits phytos. En groupe, il est plus facile de faire avancer les choses que seul dans son coin, en alliant les deux aspects : économique et environnemental.
Il y a deux groupes Réseau DÉPHY sur le département de l'Allier (ouest et est).
Nous nous réunissons trois à quatre fois par an en tour de culture afin de faire le point sur nos actions et voir les résultats des essais sur nos parcelles.
Quel est l’intérêt de la journée DÉPHY du 6 juin ?
A. C : Elle permet d’expliquer au grand public nos pratiques agricoles aujourd’hui.
Le pulvérisateur, par exemple, fait peur aux gens, alors que les produits phytosanitaires ne sont pas des pesticides.
Nous expliquons aux randonneurs de la journée les raisons (mauvaises herbes, maladies) pour lesquelles nous utilisons ces produits, la technologie des outils d’aide à la décision que nous utilisons et qui permettent une meilleure gestion de nos cultures.
Vous avez vous-même participé à plusieurs de ces journées ?
A. C : Oui. C’est important de communiquer sur nos pratiques.
En allant à la rencontre des randonneurs de la journée, en prenant le temps de leur expliquer, j’ai pu constater la surprise des personnes et je sentais qu’ils comprenaient mieux notre métier, les contraintes techniques qui nous sont imposées.
J’espère qu’ils sont repartis avec une autre opinion.
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