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Chambre  d'agriculture
Rester prudents mais savoir saisir les quelques opportunités qui se dessinent

Avec du grain dans les silos ou du foin dans les étables, c’est dans un climat un peu plus serein que les élus se sont réunis en session, vendredi 19 novembre, pour voter le budget 2022 de la Chambre d’agriculture du Puy-de-Dôme.

Magali Boulleau, directrice de la CDA63, David Chauve, président de la CDA63 et Guilhem Brun,nouveau DDT du Puy-de-Dôme
Magali Boulleau, directrice de la CDA63, David Chauve, président de la CDA63 et Guilhem Brun,nouveau DDT du Puy-de-Dôme
© CDA63

Cette session fut l’occasion d’accueillir Guilhem Brun, nouveau Directeur départemental des Territoires, en poste depuis cet été. Les élus n’ont pas manqué de l’interpeller sur l’ensemble des sujets d’actualités.

Eau, des signaux encourageants

L’eau, enjeu majeur pour l’agriculture départementale, reste au cœur des échanges des élus de la Chambre d’agriculture. Bien qu’il reste encore des difficultés, les signaux sont plutôt favorables, les lignes bougent tant au niveau national avec le Varenne agricole de l'eau et du changement climatique, qu’à l’échelle du bassin Loire-Bretagne où, comme l’a souligné le DDT, " on a un DREAL de bassin ouvert à nos projets, donc ça il faut s’en saisir collectivement et avancer. " La profession continue de se mobiliser pour une gestion globale et multi-usages de l’eau. " Il est grand temps que tout le monde se rende compte qu'il ne s’agit plus de laisser passer l'eau " souligne Sébastien Vidal, membre du bureau Chambre et vice-président de Limagrain, " 2021 illustre bien que l’eau est le facteur limitant sur la production agricole tant en Limagne qu'en zone d’élevage. "

Egalim 2

Les élus ont évidemment abordé le cycle inflationniste en cours, appelant à la prudence pour 2022 avec une hausse des charges qui pourra vite se faire ressentir dans les comptabilités des agriculteurs, d’autant plus " si nous n’avons pas de vraie réponse dans la prise en compte réelle des coûts de production" précise David Chauve. Le président reconnait des avancées avec l’entrée en vigueur d’Egalim 2 et un certain nombre de leviers à activer. Il appelle toutefois à la prudence " on ne va pas changer 30 ans d’habitudes commerciales du jour au lendemain " mais " on attend une responsabilité du côté des producteurs, car il faut se saisir de l’outil que représente cette loi, mais aussi du côté distribution. Il faut cranter les affaires dès les prochaines négociations pour envoyer un signe positif à la production. "

PAC 2023-2027

Après plus de 2 ans de négociations, le dossier PAC se solde avec un budget quasi stabilisé : baisse de 2% du 1er pilier et une stabilisation du 2nd pilier. David Chauve rappelle toutefois que " l’évolution des aides couplées nécessitera quelques anticipations de la part des éleveurs pour optimiser leurs systèmes. " Concernant la partie verdissement, les exploitations puydomoises devraient " retomber sur leurs pattes avec quelques modifications d’assolement à la marge ". En revanche, selon les premières simulations, près de 300 exploitations de Limagne n'atteindraient pas le niveau 1 de l’éco-régime. Un non-sens selon David Chauve qui attend une évolution : " on a fait un courrier au ministre de l’Agriculture signé de toutes nos organisations régionales pour faire en sorte que ces exploitations puissent rentrer dans ce 1er niveau. "

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