Aller au contenu principal

Rentrée scolaire : Quentin a choisi la voie de l’apprentissage pour devenir agriculteur

Quentin Falcon, 16 ans, veut devenir agriculteur. Dans quelques jours, le jeune homme, qui n’est pas issu du milieu agricole, suivra une formation en alternance.

Quentin Falcon entre en BPREA, une formation par alternance de 2 ans, qui lui permettra de devenir agriculteur.
Quentin Falcon entre en BPREA, une formation par alternance de 2 ans, qui lui permettra de devenir agriculteur.
© HLP

C’est la rentrée des classes. Le  moment où les jeunes retrouvent le chemin de l’école. Parmi eux, Quentin Falcon de Chaspuzac, 16,5 ans, qui s’apprête à suivre un BPREA (Brevet professionnel de responsable d’exploitation agricole) en  apprentissage.
Le 7 septembre prochain, il intègrera le CFA de Marmilhat à Lempdes (63), mais avant son retour en classe, sa formation va démarrer auprès de son maître d’apprentissage à Chaspuzac.
Même si le jeune homme n’est pas du tout issu du monde agricole, avec une maman employée de vie scolaire dans une école et un papa chauffeur routier, Quentin connaît depuis longtemps le métier de ses rêves : agriculteur.
A l’âge de 8 ans, un agriculteur de sa commune s’est aperçu de son attrait pour les animaux, les cultures... et lui a proposé de passer du temps à ses côtés. Ce qu’il fit pendant les vacances et durant les week-end pendant plusieurs années.
«J’observais le travail sur les vaches laitières, dans les champs... Et lorsque je suis entré au collège, en classe de 6e, j’ai dit à mes parents que je voulais devenir agriculteur et plus précisément éleveur producteur de lait» explique-t-il.
Ses parents se sont montrés favorables à son ambition tout en pensant qu’il allait très certainement changer d’avis avec le temps. Or, il n’en est rien : «plus les années passaient, plus il s’intéressait à ce secteur d’activité» explique sa mère Catherine.
Etant donné que Quentin ne tenait pas à s’engager dans de trop longues études, il est entré en seconde professionnelle «CGEA-Conduite et gestion de l'exploitation agricole» ; une formation qui, selon lui, manquait de pratique.
C’est donc pour  trouver davantage de pratique qu’il suivra durant les deux prochaines années un BPREA au CFA de Malmilhat.

Trouver un maître d’apprentissage
Pour ce faire, Quentin et ses parents ont dû batailler durant plusieurs mois afin de trouver un maître d’apprentissage qui veuille bien l’accueillir. Une tâche réputée ardue, mais qui l’était encore plus pour des gens en dehors du milieu agricole !
Après avoir essuyé de nombreux refus, au bout de 3 mois, Quentin a enfin trouvé son maître d’apprentissage, un associé de Gaec dans un élevage laitier installé à Chaspuzac.

Lourdeur administrative
Sa maman qui l’a soutenu et accompagné dans ses recherches montre du doigt les lourdeurs administratives auxquelles elle a dû faire face : «J’ai brassé énormément de papiers pendant toutes mes vacances. Je dois aussi avouer que nous avons eu à faire à quelques interlocuteurs désagréables et peu réceptifs lors de nos démarches ; ces derniers n’ont pas compris que, n’étant pas du milieu agricole, nous avions besoin d’informations peut-être plus complètes !».
Quentin a une idée assez précise de son devenir. Après ses 2 ans de BPREA, il s’engagera dans une certification en machinisme agricole pour acquérir des compétences supplémentaires. A terme, il aimerait s’installer «en société, car je n’ai pas de terre, pas de bâtiment et pas de matériels...». Toutefois, il ne rejette pas l’idée de démarrer sa carrière en tant qu’ouvrier agricole chez un agriculteur. «Il a tout à apprendre, et il peut le faire au contact d’associés ou bien d’un patron» indique sa mère.
En tout état de cause, s’il s’installe, ce sera en vaches laitières ; une production qui le passionne.  Et sur les conseils de sa mère, il s’orientera, dans la mesure du possible, sur la fabrication de fromages afin de valoriser au mieux le lait.
Sa mère, Catherine, qui a bien du mal à trouver un emploi en lien avec sa formation (licence de biologie assortie d’une certification HACCP), n’exclut pas la possibilité de s’installer aux côtés de son fils dans une activité de transformation.


Véronique Gruber

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière